Il suffit d'un mot

Les pieds nus, vole la vie

Sane by Archive on Grooveshark

 

On a demandé l’autorisation au propriétaire de changer le sol de la chambre de Hibou (à ses frais, comme convenu lors de notre entrée dans les lieux.. oui on a trainé) pour causes de pipis répétés sur une moquette déjà moche d’une autre vie, et avec son accord il nous a également signifié la possible vente de notre appartement.
Je ne sais quoi en penser.
Le monde nous pousse dehors de tous les côtés et je ne sais quoi en penser.

Il nous a demandé si éventuellement, nous voudrions acheter. Outre que la banque rigolera sévère et en fera son bêtisier personnel, si par extraordinaire nous avions l’argent je ne sais pas ce que je voudrais. L’isolement et le froid sont très problématiques. Mais nous sommes bien sinon.

C’est étrange.. ce n’est pas l’appartement de mes rêves, il est sombre, il mériterait quelques travaux d’amélioration, la ville est sans le moindre souffle de vie, et je me dis que la question mériterait d’être posée. Ambivalence mon amour. Reste le travail de LeChat, de toute façon en susrsis. Son patron devait vendre avant cet été.. et la vente ne s’est pas faite, il attend toujours de prendre sa retraite, les employés sont sur la sellette.

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Une chose à la fois se présentant, LeChat a arraché la moquette tachée, gratté férocement l’adhésif, tenté de nettoyer le sang mis à jour sous la moquette (mais 13 années l’ont fossilisé ; une main a dû être blessée..), nous avons fait le deuil du parquet flottant à la vue du ciment bosselé, et nous sommes partis acheter un rouleau de 4m sur 3 (en réalité la chambre est plus petite, mais les rouleaux font 4m.. du gâchis). J’aurais pu photographier notre voiture coccinelle, l’immense rouleau dépassant du coffre et ressortant par ma fenêtre c’était quelque chose, mais la pluie débutante a stoppé tout élan esthétique (ou son manque).

La plus grosse pagaille possible a envahi le salon et j’ai eu l’impression d’être dans les cartons, d’être en plein déménagement avant sa décision. Mais il y a un avantage certain au vidage complet d’une pièce : n’y retourne que ce qui a été pensé, pesé, accepté. Et lorsque le nouveau sol fut découpé, posé, aplani, nous avions retiré la moitié des choses, la chambre respirait. La chambre est libre.
J’ai eu une phrase un peu malheureuse je l’avoue, lancée avec enthousiasme et légèreté. La photo a été prise avant que je ne m’en aperçoive ; j’ai dit à Blanche nous n’avons plus besoin d’acheter de meuble à Hibou, et évidemment je suis allée un peu vite en conclusion. J’avais oublié un tout petit détail, je n’avais pas eu le temps de plier et donc de ranger ses vêtements. Donc. C’était parfait, jusqu’à ce qu’il doive s’habiller.
On voit là tous les jouets de Hibou (les bacs sont pleins, vous affolez pas mes enfants ne manquent de rien), mais comme je le disais ça manque de livres. Nous y travaillons ! Inutile de vous dire que la chambre est en pagaille et ne ressemble déjà plus à ceci :

 

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Actuellement, une petite commode ou un meuble à cases, remplaçant l’un des siens mais en plus grand, serait idéal. Un jour, donc.

Un achat en cachant souvent un autre, une des deux baffles grésille et écouter de la musique est insupportable. Je ne sais pas vivre sans, je vais dépérir.. un peu comme avec le livre que je suis en train de lire : je dépéris d’ennui, ce qui me maintient à la surface c’est l’agacement. Le livre ne me comprend pas, il me parle de vengeance quand je n’en ai que faire, et je trouve le jeune garçon insupportable et collant. Il m’est difficile de couper la parole à un livre, il est très bavard celui-ci de toute façon, mais je vais sans doute finir par le faire. Je suis d’autant plus déçue, qu’il s’agit d’un livre de J. Stroud, auteur de Bartiméus. L’écriture y est brute, le héros capricieux et l’histoire ne m’intéresse pas. Et là je me demande bien pourquoi je continue de le lire ^^’
Je vais devoir m’en trouver un autre.. ou l’écrire.

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