Il suffit d'un mot

Le travail de toute une vie

Sur deux jours et demi, je me suis posée la question de mon avenir. Essentiellement, mon avenir professionnel. Vous savez, celui où l’on nous dit « il faut travailler pour s’épanouir/avoir de l’argent/s’occuper/besoin de se sentir utile, quand de l’autre un discours monte vers un « on n’a plus besoin de travailler dans notre société ».
Le premier travail que je voudrais, celui qui me fait rêver, celui qui me fait dire que j’ai complètement raté ma vie étudiante et que non jamais je n’aurais dû faire psycho, c’est bibliothécaire. Là aurait dû être ma vie, mon épanouissement. Me vautrer dans les livres, les mots, les lettres. Je me suis demandée ces deux derniers jours, si je n’allais pas faire une licence métier du livre, pour me lancer. J’ai trente-sept ans, des problèmes de santé, une maison à « tenir », deux enfants, un mari. Je prends peur quand je vois que 6 postes en 2014 par concours externe, ont été attribué. Je peux entrer d’une autre manière, sans être vraiment bibliothécaire mais à des échelons plus bas, car il y a davantage de postes sur la France (mais rien d’extraordinaire non plus).
En second choix, AVS. Un peu paradoxal au vue de mon hadicap certains jours, mais un travail passionnant. Dans ma région, je dois passer le DE AMP.
En troisième, ATSEM. Le souci étant que si j’ai un souci avec la manière dont la maitresse traitera les enfants, je signe pour une année avec. Pour ce métier, je dois passer le CAP petite enfance.

Quoi que je souhaite, il me faudra reprendre des études adaptées en fonction, sans certitude d’être embauchée à la fin.

Hier je tentais de faire les comptes afin de savoir en février, quand la CAF s’arrêtera, de combien je devrai paniquer, mais c’est complètement impossible. Depuis quelques temps, au moins une fois par mois, LeChat fait une nuit payée au noir. Nous faisons donc les courses avec, et à partir de là compliqué de m’y retrouver. Je vais garder sur un mois, toutes les dépenses que nous faisons, j’en saurais plus dans un mois, donc.

Ce matin j’ai réfléchi. Je regardais une émission en replay (avec l’énorme envie de secouer le présentateur surexcité au sourire hyper optimiste, du style j’ai-trouvé-comment-faire-monter-l’audience. Pardon d’avance si les émissions me sont difficiles à regarder, j’ai perdu l’habitude) sur le gaspillage alimentaire. Si je passe que je me sentais prise en faute comme un enfant (alors que nous gaspillons très peu) grâce au ton paternaliste employé, j’écoutais et j’ai pris conscience de quelque chose qui n’est certes pas nouveau, sinon que je viens de l’intégrer pour ma vie personnelle : je n’ai pas besoin de travailler.
Ou encore. Notre société est fondée sur le travail parce que fondée sur la (sur)consommation.
Mon idée (vraiment pas nouvelle je sais je sais), c’est qu’en diminuant les besoins, la consommation d’énergie, la consommation journalière diverse, cela divise forcément les besoins d’argent.

Hier j’ai lu un article (je n’ai pas retrouvé comment je suis tombée dessus, facebook, twitter.. ? mais merci à la personne qui l’a partagé) sur une fille partie en Australie et qui a vécu d’une manière complètement décalée pendant un an chez l’habitant. Décalée, comme j’aime, comme je souhaite, à quelques détails prêts : je ne suis pas encore désespérée au point d’accepter des araignées plus grosses que ma main. Les koalas au-dessus de ma tête quand je prends le thé, je suis prête. Mais les huit pattes ? Non vraiment pas.

Alors je ne souhaite pas m’expatrier dans l’immédiat, mais ma réflexion est la suivante : si je consomme moins (et je ne parle même pas de SURconsommer), j’ai besoin de moins d’argent. Et donc je n’ai pas besoin d’un travail comme la société l’entend. J’ai beaucoup aimé le témoignage de Madmoizelle, et sur ce même principe, je souhaite écrire et faire de la photo. Mais je vais par contre plus loin : je souhaiterais à terme, m’auto-suffire. Depuis longtemps maintenant, et de plus en plus ces temps-ci, nous réfléchissons à l’agriculture, le jardin, l’eau, la terre, le compost, les toilettes sèches. J’ai été très intéressée par exemple de lire dans l’article d’hier, qu’elle prenait des douches avec de l’eau de pluie.

Alors.. je veux bousculer ma vie. Acheter un terrain, construire une maison en matériaux recyclés (à définir pour l’instant), récupérer l’eau (pluie et consommation courante), manger uniquement avec mon jardin (et à la limite vendre (mais j’ai une grosse préférence pour l’échange) le surplus du-dit jardin, faire des conserves pour l’hiver. Côté électricité, avoir des lampes solaires, me coucher tôt, me lever tôt, une éolienne, un chauffe-eau solaire. Avec ma santé, il me faut le confort des murs, la chaleur d’un chauffage, dormir sur un matelas, ces choses là. Alors je ne pousserai pas trop loin le concept.
Ce que je souhaite, c’est sortir à moitié du système, produire pour manger et que cette consommation retourne à la terre pour l’enrichir (et non l’appauvrir comme actuellement), je souhaite ne plus avoir besoin du RSA, vivre avec/de mes valeurs. Je veux continuer de trier/jeter, ne conserver que la moitié de ce que nous avons actuellement, vivre dans un espace plus petit et un extérieur plus grand. LeChat conserverait sur ce principe son travail, et peut-être que de mon côté je serai auteur. Je ne veux pas sortir du système, je veux vivre le système autrement, réduire mon empreinte écologique, partager, échanger, travailler et protéger la terre, récupérer et recycler, apprendre/connaitre les plantes qui seront sur notre terrain.

Je suis en plein rêve, je veux vivre ça, je veux vivre comme ça, je veux transmettre ça. Je ne sais pas où je pose les pieds (malgré mes recherches, j’en ai bien conscience), je ne sais pas si cela peut fonctionner, je ne sais pas comment équilibrer ça avec les besoins que m’imposent la maladie, je ne sais même pas dans quel coin de France on va se lancer. Je souhaite trouver mon équilibre dans ce changement, pas adopter le changement que d’autres ont fait avant moi : être adaptée à la nature. Je ne veux surtout pas dire du mal de ma façon de vivre actuelle (ou de la votre), je veux juste vivre autre chose. Je veux oser. Bouger dans ce sens.

Juste à convaincre LeChat qu’on n’a pas besoin d’attendre cinq ans pour ce faire ^^

Je crois que ma plus grosse peur, c’est de ne pas le tenter. Peut-être que je vais passer pour folle, peut-être que je le suis.. mais je voudrais tenter. Et peut-être aussi, que ce n’est qu’un projet qui ne verra pas le jour, qu’on abandonnera avant, ou qu’on échouera en essayant.
Je n’en écris pas davantage, je ne relis pas, je suis épuisée.. ça me fait peur un peu de vouloir me lancer dans un tel projet, quand je suis épuisée juste parce que la maladie le décide. Mais je n’ai que cette vie en tant que Moi.

refletbranches

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12 Comments:

  1. Il y a beaucoup de choses qui me parlent dans ton article. J’écrivais il y a quelques temps qu’on pouvait appartenir à ce monde sans pour autant faire comme tout le monde. S’y rattacher par certains fils et construire sa vie avec d’autres, à côté. Ne pas s’exclure mais avoir sa façon à soi d’appartenir.

    On sent derrière ton écrit un élan, une passion, quelque chose qui a besoin de se préciser peut-être, mais une flamme, comme si tu avais découvert ce qui te porte. En tout cas, c’est l’impression que ça me fait, et qui me rappelle ma propre découverte. Ce moment un peu fou où commence à se dessiner une envie profonde, un peu dingue, tellement douce…

    1. Merci de tes mots, et de ne pas me dire que je suis une illuminée x) (je le suis sans aucun doute, mais ça va si y’a que moi qui le dit :p ).
      Tu dis « Ne pas s’exclure mais avoir sa façon à soi d’appartenir.  » et c’est exactement ça.. Oui le projet a besoin de mûrir, de se préciser, c’est un simple balbutiement, le début de quelque chose dont je veux faire partie, être active dans la recherche et sa concrétisation. C’est un peu dingue mais c’est doux, oui 🙂

  2. Cati

    Ah bibliothécaire ! le métier rêvé . Et pourtant il y avait une formation à la fac en 2 ans après le bac (certes d\’aide-bibliothécaire ).Quand je suis dans une bibliothèque ou une librairie je revis.
    Quant à vivre à la campagne ,es-tu déjà allée sur le forum d »http://www.eco-bio.info ?.Il y a de doux rêveurs mais d »autres intervenants qui ont plus les pieds sur terre.(enfin je vais vérifier si c\’est le bon forum)
    Quant à l »argent cette année j »ai décidé de travailler à 75 % et de suivre les conseils de Sarkosy : »Travailler moins pour gagner moins. » Ah mince c »était le contraire :)).Donc vous êtes jeunes ,n »hésitez pas ! Amicalement,Catherine.

    1. Côté formation et études, j’ai tout raté ! Mais bon, c’est ainsi que ce fut fait 😉
      Toi aussi les livres alors 🙂 Ah l’odeur des librairies..

      Merci 🙂 Je suis allée sur le site puis le forum, que je ne connaissais pas non. Le site est intéressant, le forum par contre je vais le prendre avec plus de pincettes. Ils sont dans le courant de Pierre Rabhi, et entre mes recherches et mon ressenti (je suis en red alarme quand je vois son nom, ça ne s’explique pas forcément), c’est une secte ; certes alléchante, mais une secte (qui est en lien avec la philosophie de Steiner, qui est une secte). Vaste sujet, mais je n’ai pas confiance).
      Bref :p J’ai toujours suivi mon instinct, et il me dit de fuir 😉

      Uh uh ce formidable Sarkozy 😉
      Je crois que la clé est bien là « travailler moins, gagner moins, dépenser moins » 😀

  3. ddc

    Je ne dirai certainement pas que tu es une illuminée car c’est notre rêve à nous aussi… mais on ne sait pas très bien par quel bout le prendre ! Il y a tant à changer… et j’ai peur de la précarité. Surtout côté santé. J’ai une amie qui a fait un an de wwoofing en Nouvelle-Zélande (notamment permaculture) avec son copain, elle pense – et je crois bien qu’elle a raison – que devenir autosuffisant c’est quelque chose qu’il faut viser avec un groupe de gens. Partager l’habitat et les tâches. A deux, il y a trop à faire. Seulement les relations humaines, c’est délicat… En tous cas il y a des paquets d’illuminés qui essaient en ce moment-même dans tous les coins du globe, chacun à sa façon, et ça fait chaud au cœur ce mouvement alternatif, ce mouvement de résistance au tsunami consumériste !
    PS : Je ne sais pas si tu connais le blog de petitesoeur ? C’est aussi cet esprit-là, même si ça va « moins loin » : http://peumaismieux.blogspot.be/
    PS2 : Les douches, wc et machines à laver reliées à l’eau de pluie, ça se fait même chez les non-illuminés 😉
    PS3 : Tu ne tiens pas de livre des comptes ? C’est encore plus utile que le relevé des compteurs pour voir l’état des lieux et les dérives éventuelles.
    PS4 : Pas encore eu l’occasion de répondre à ton email mais je voulais te dire : pas l’eau de rinçage des tasses à thé !!! (super colorant)

    1. On a un peu de mal nous aussi sur « par quel bout commencer ». J’ai l’impression que ça va nous prendre les 10 prochaines années pour démêler la chose >< Au départ, car ça fait bien 6 ou 7 ans que j'ai ça en tête, nous voulions le faire ensemble avec Blanche. La vie en a décidé autrement, le travail de son mari les a menés sur Paris et donc notre projet communautaire a pris l'eau. Je n'ai guère de sociabilité avancée, un tel projet avec d'autres personnes demandent qu'on se connaisse bien, qu'on soit soudé. A part Blanche je ne vois pas trop avec qui faire ce projet.. Mais je plussoie, ça serait le mieux. Merci pour le blog, je découvre ! Je vais la suivre 🙂 Ces réserves de bocaux m'ont rappelé mon enfance, mes grands-parents ont toujours fait ça. Je tenais un livre de comptes, il y a plusieurs années de ça (12 ans je dirais ?). Je l'ai abandonné quand j'ai lâché prise sur un tas de choses (dont mes troubles alimentaires, les collections, etc). Tout ce qui me semblait soudain être un comportement un peu maladif, j'ai stoppé. Noter les dépenses m'a paru dans la même veine, un brin compulsif :p Je suis prête pour m'y remettre 🙂 Par contre je suis nos comptes sur le net, aucune dépense ne passe sans que je demande ce que c'est (si je n'en ai pas eu vent). Je reste très attentive à ce qui rentre et sort, mais avec l'argent liquide qui rentre parfois via le travail de LeChat (je sais, c'est pas bien.. mais on a besoin) je me suis du coup un peu perdue sur les dépenses justement. Je reprends donc les choses pour comprendre comment se gère le mois, et comment il se gèrera en février. Ce ne sera peut-être pas trop noir, je suis un écureuil terrible. Ah pardon pour le thé, j'ai du mal m'exprimer ^^' Je ne récupère pas l'eau du thé lui-même, mais l'eau (propre) qui a chauffé dans la casserole : on ne peut pas s'en resservir pour un autre thé (quand on mélange de l'eau qui a chauffé, avec de l'eau du robinet, le thé est infecte). Je la mets souvent dans les plantes mais vu ma consommation de thés dans la journée, je veux pas les noyer ^^ (avant je mettais aussi dans le jardin, mais avec la pluie qu'on a eu cet été..) Donc je la récupère désormais dans un bac. On a acheté deux bidons avec robinet, ça devrait nous faciliter la vie 🙂 Et j'adorerais, en attendant les toilettes sèches, récupérer l'eau de pluie pour la salle de bain..

  4. Anita

    Non je ne te trouve pas illuminée. C’est bien de réfléchir à la façon de mieux vivre, de s’appartenir. Il faut vraiment être courageux et motivés.
    La seule question que je me pose : et les enfants ? Quel sera leur mode de vie ?
    Je vais suivre ton cheminement.

    1. Merci de ne pas me trouver illuminée 🙂 Le projet n’aboutira pas forcément mais j’avais besoin d’en parler ! On doit prendre en compte les enfants (comme tu le soulignes), notre vieillesse (parce que faire un tel projet si dans 30 ans on ne peut pas y rester, ça ne cadre pas), l’argent de départ, comment, où.. C’est encore la pagaille. Mais que ça fait du bien d’en parler !

      Concernant les enfants (est-ce ton questionnement ?), ils continueront d’aller à l’école s’ils le souhaitent, même si dans l’absolu je les préférerais en dehors de ce système là qui ne nous convient pas. Ce qui va changer pour eux (et pour nous) c’est que nous allons vivre plus à la campagne (ce qui est le souhait du grand depuis 2 ans qu’on a quitté nos 1000m d’altitude, il avait adoré la nature, les arbres, etc), avec un jardin auquel il pourra participer s’il le souhaite (il adore planter, comme tout enfant je suppose).
      Je veux vivre autrement, mais dans la sécurité et le confort, pas dans la précarité 😉

      Quelles sont tes craintes exactement, pour les enfants ? Je ne veux pas te cuisiner hein, simplement ton avis m’intéresse, on a toujours besoin d’un avis extérieur ^^

  5. Anita

    J’étais étudiante dans les années 70, c’est dire que je ne suis pas une jeunette ! C’était l’époque des communautés, nous désirions tous (ou presque) changer la vie… Je pense que tu connais un peu cette époque.
    Et ses désillusions. Et ses dégâts.
    Je suis rassurée par ton souhait de vivre loin de la précarité, avec ton Chat et tes enfants. Que ton souci est de mieux vivre, de vivre harmonieusement.
    (parce que par exemple, pour moi, vivre dans une yourte avec des enfants est assez irresponsable. Je connais des parents qui infligent ça à leur famille, c’est assez cruel l’hiver, pas d’eau, pas d’électricité…l’été c’est sympa mais…)
    C’est la précarité qui me fait peur je pense.

    1. Je suis née à la fin des années 70, je n’ai qu’à peine connu le mouvement (personnellement je veux dire), je me souviens un peu de ma mère qui vadrouillait à droite à gauche et jouait de la guitare avec d’autres, les uns chez les autres ou en petits concerts.. Ce sont de bons souvenirs, ceux là, la période où ma mère a été le moins abimée. C’est après, quand ça c’est complètement arrêté au début des années 80, qu’elle a sombré. Elle avait besoin d’être différente je crois, de vivre autrement, les amitiés ont lâché, elle n’y est pas arrivé.

      Alors je vais pleinement te rassurer je pense 🙂
      Notre but premier, c’est un retour à la terre (jardin sans engrais évidemment, etc.), le plus autonome possible en eau (électricité me parait déjà plus compliqué, malgré le solaire), une maison construite le plus écolo possible, etc etc. Mais à côté de ça, bien qu’on visera forcément un chauffage non électrique, écologique et tout ça, on aura le chauffage ^^ De toute façon sans chauffage, mon état s’aggrave cela limite donc nos essais pour vivre autrement. Ma maladie est le premier argument qui me vient (elle pèse sur toutes nos décisions), mais je ne ferai pas ça à mes enfants. J’ai vécu dans une maison sans chauffage, sans salle de bain, sans wc, sans douche, sans rien en fait. Je n’y suis restée qu’une année et demi, j’en suis encore traumatisée.. Mes enfants ne connaitront pas ça. La précarité, j’ai trop vécu pour le revivre ou le faire vivre aux enfants, je connais le secours populaire (et les méchants regards qui vont avec). Je ne peux pas.
      La précarité te fait peur, à moi aussi ^^’

      On a étudié la yourte (le prix est attractif mine de rien), ni LeChat ni moi n’avons été convaincu, on l’a éliminé d’office. Je ne sais pas encore comment nous allons faire ce projet, on y travaille, mais ça va prendre du temps, justement pour que tout soit bien vécu. Je suis admirative des gens qui vivent ainsi, mais craintive aussi ; ce n’est pas fait pour moi.
      Par contre il y a un poele qui chauffe au milieu de la yourte, mais ça me fait peur (entre les brûlures et les incendies possibles..)

      Si nous arrivions à vivre de notre jardin (un grand bien sûr, avec bocaux pour l’hiver, confitures), c’est environ 400 euros de notre budget qu’on conserve. Bien sûr pour les graines, on passerait par Kokopelli et mon beau-papa, puis nous serions indépendants.

      Résumé rapide de ce qu’on vise, mais voilà 🙂 Peut-être sommes-nous un brin utopistes, mais on garde les pieds sur terre, on protège les enfants, on va tenter de faire ça bien.

  6. Bonjour Madame 🙂
    Ici l’expatriée en Australie dont tu parles (qui d’ailleurs quitte son cocon forestier dans 5 jours, un peu triste je suis, tu le devineras !).
    Très bel article dis moi. Complètement en accord avec mes convictions grandissantes. Tu sais, je ne connais pas ta vie, mais je suis persuadée que cette ambition que tu as là de devenir auto-suffisante, elle est parfaitement réalisable, et sans trop d’efforts surhumains, si ce n’est celui que de combattre les idées reçues et préjugés qui affirmeront que ça n’est pas possible. Rappelle toi que si quelqu’un te dit que ça n’est pas faisaible, c’est simplement que ce quelqu’un a subit un doux endoctrinage en règle ; comme tout le monde, comme nous aussi un peu, mais lui n’en a absolument pas conscience. Moi je dis : quoi de plus simple de de réapprendre à vivre simplement ? Gardons le plus beau que cette société ait pu créer (j’ai nommé internet, en tant que biais de communication, le téléchargement illégal :D, et un réfrigirateur – et encore!), et tâchons de nous rendre compte que le reste, on n’en a pas tant besoin que ça pour être heureux. Et pis le bonheur, c’est quoi finalement ? (ma réponse ? Une guitare, un crayon un papier, et du beurre de cacahuète :D).
    Un bisou ! A très bientôt 🙂

  7. Oh, bienvenue à toi par ici !
    Ah je voulais te demander le temps qu’il te restait là-bas, j’ai ma réponse ! Du coup, j’ai une autre question : comment vas-tu (faire)/vois-tu/envisages-tu ton retour à une vie si différente ? Tu as bénéficié du visa d’une année en Australie, qu’ils permettent, j’imagine..

    LeChat est plongé dans le livre de Kokopelli, il cherche sur le net des personnes qui sont arrivées à l’auto-suffisance.. et il me dit la même chose : c’est possible. Rien que pour le jardin, il est visiblement plus rentable de ne pas avoir un jardin tout propre, qu’il soit envahi de « mauvaises herbes », ça participe à la bonne terre et à de belles récoltes. Cela rejoint ce que tu dis, « sans trop d’efforts ». Tout est possible, quand on va au bout de ce qu’on souhaite.
    Je ne doute pas d’y arriver, je suis plus dubitative sur le temps que cela va nous prendre (on a peu d’argent de côté et il nous faudra acheter un terrain malgré le refus des banques). Mais j’ai hâte, on se prépare.
    Je vais me souvenir oui. Je reste endoctrinée par certaines choses, cela me demande chaque fois du recul, de la réflexion. Le plus souvent cela vient de mes enfants d’ailleurs ^^ « Mais pourquoi tu veux pas ? Ah.. Euh.. ». 😛

    Mon bonheur.. ? De quoi écrire, de la musique, la nature et du sirop d’érable 😀 (et je veux bien partager des soirées guitare avec toi, le jour où on s’installera !)

    Des bisous 🙂

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