Pensine

Le roman noir qui s’écrivait seul

Je vais très certainement être moins présente pendant le mois de novembre, l’écriture étant censée prendre le pas sur tout le reste de ma vie, toute proportion gardée.
Ou pas. Je n’ai pas la moindre idée de l’impact qu’aura le Nanowrimo sur moi, si j’y arriverai, ou si je ne vais pas tout planter en un instant cruel de désillusion. C’est d’autant plus compliqué que je ne commencerai pas le 1er novembre, mais le 3 : La famille sera là sur tout le we, un anniversaire à fêter, Prince qui revient à la maison, Blanche pas vue depuis une éternité et qui arrive ce soir.. et puis cette fatigue qui ne me quitte plus, ce corps que je traine. A-t-on idée d’avoir un appartement qui fait cinq kilomètres par pièce, aussi.

Le monsieur venu réparer notre chaudière, ou plus exactement faire son état des lieux avant réparation, a été merveilleux : il m’a montré comment avoir du chauffage ou l’eau chaude (non les deux à la fois, la chaudière refuse, elle fatigue) (et il faut être deux pour ça, mais cela fonctionne), mais, cerise sur le gâteau, il a compris que je récupérais l’eau et l’a respecté : il a fait couler l’eau dans le bac, l’a vidé dans notre bidon, a replacé le bac avant de refaire couler.. Je fus proche de la déclaration d’amour.
Cela va être un peu pénible ce we, de jongler avec la chaudière mais quand le propriétaire aura payé la facture, ils viendront réparer. Et la vie redeviendra belle, avec les douches bien chaudes. Il va me falloir apprendre à ne pas paniquer, quand je n’ai pas d’eau chaude pour apaiser mon corps.. Hier matin, j’ai humm.. un peu craquer.

Et donc ce we, nous recevons quelques personnes. Mes beaux-parents ont décidé de prendre un hôtel et je ne sais pas bien comment prendre la nouvelle. J’en saute de joie pour mon corps, car nous leur laissions notre chambre et donc notre lit. Cela avait pour conséquence que je dormais sur un matelas gonflable, extrêmement douloureux pour moi. Je mettais plusieurs jours à m’en remettre, je suis donc ravie de la nouvelle, je ne risque pas de dire le contraire, moi qui appréhendais tant leur arrivée. Ils disent vouloir un peu de tranquillité, les enfants se levant très tôt, je comprends ça sans problème.. j’espère juste que ce n’est pas une brique supplémentaire posée sur notre mésentente actuelle.

Comme je le disais au début de l’article avant de me perdre dans tout ce qui me traverse la tête, je serai donc moins présente ce mois qui vient à moins d’arriver à tout concilier. Je l’espère en tout cas, cela devrait être bon signe 😉

Je me sens très dispersée depuis que j’ai rempli le titre du roman sur la page officielle, je voudrais je crois, déjà y être.. Dommage de commencer avec un malus de 5000 mots à écrire pour lundi ! Je vais demander aux lutins, fées et dragons de la maison d’écrire à ma place ce week-end. Comme ça ils y mettront la magie que je ne mettrai pas pour la première fois de ma vie d’écriture, dans le roman un peu trop terre à terre que je m’apprête à noircir.

Voilà. J’ai mis le doigt sur ce qui me perturbe. Je vais écrire platement le monde réel, et je ne sais pas si je sais le faire, sans y ajouter des dragons ou des lutins.

Je me demande combien de défis je suis en train de relever, dans le même laps de temps.. Je vais me faire manger toute cru..

insecte

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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