Les articles s’écrivent sans vos yeux. Ils sont là, en brouillon et je ne passe pas le petit bouton Publier. Il y a quelque chose d’un peu cassé, là, en moi. Alors j’écris, et je ne poste pas. J’ai perdu ma légèreté, mon insouciance à dire les choses parce que ce qui est en moi est lourd, fatigué, douloureux. Je tais ma peur, je l’enracine dans ces gestes que je ne devrais pas et j’aggrave le tout.

Dehors il y a le froid, le brouillard, les feuilles d’automne, les personnes, le vent. Il y a ce manque terrible, là. Il manque le soleil, l’amie, les mots, l’écriture.
Il manque un temps où le monde est à sa place.

Rien n’est à sa place, ces temps-ci.
Absolument rien.

Et personne ne sait plus rien.

Il y a quelque chose d’un peu cassé, là, en moi.
Je ne sais plus dire ce que je ne sais pas.

Je vais juste faire une pause, hiberner. Ne partez pas trop loin, je suis capable de revenir demain.

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