folie me prend, une langue qui se parle seul tout le monde la

folie me prend, une langue qui se parle seul tout le monde la parle dans son coin de mur c’est un arbre isolé avec des mots qui se doivent de continuer à être prononcés parce qu’il faut bien parler pour se croire existant dans le mouvement la spirale du monde fou et les mots continuent d’être balancés et les prénoms d’être envoyés creusés jetés au visage d’un enfant qui a perdu connaissance c’est la folie la peur c’est la folie là-bas la folie de chercher un visage la folie de claquer une porte, j’ai glissé sur une fourmi je suis tombée sur le sol la table j’ai glissé sur une fourmi ce mouvement dense la bascule à l’envers la fourmi qui sourit et moi sur le sol blessée les articulations à côté – le cri creuse le silence à la cuillère – débordée la folie débordée alors on regarde le miroir dans les yeux on est là face au visage et rien on entend toute une vie posée sur les rides les cheveux blancs la peau lasse et tu n’as rien je ne sais plus je cherche le mot qui me désigne me tourne la tête vers le monde qui n’existe pas dans les yeux ce battement de sang quand la


motsherbeseule1

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2 commentaires sur “2”

  1. j’aime bien ces enchaînements qui me suggèrent des associations, pas forcément les mêmes (ou : sans doute pas les mêmes) que celles qui te viennent à toi en écrivant, ou qui t’ont poussée toi à écrire cela

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