Il suffit d'un mot

Tant que j’aimerai tes oublis

Sur la table, son café froid. Pas tous les jours mais si souvent oubliés, beaucoup sont là, en filigrane, les cafés froids en attente de ses lèvres de ses mains, ils se superposent dans le temps, noirs dans la tasse blanche ils attendent jours après jours sur la Table des Cafés Froids. Cette table tient à bout de bras tous les cafés froids abandonnés par l’étourderie de mon amoureux, et en plissant les yeux j’aperçois tous ceux pas encore versés, pas encore chauffés mais déjà froids qu’il se fera sans les boire. C’est une place muette un liquide noir dans un creux une pensée en offrande. Immobile. En. Moi.
Dans la chaleur de mon thé je savoure la douceur de trouver ces tasses, il est encore un peu là avec moi quand il a passé la porte. Il n’y a rien de nous qui ne soit séparé quand une tasse de café me dit sa présence. Et lorsque le soir s’incline, qu’il rentre et que je lui montre sa tasse abandonnée, je savoure son rire.

Je vole des instants amoureux dans des tasses de café froid.

refletcafe

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