Québec, zoo écomuséum, 27 décembre 2014

Je suis réveillée depuis quelques heures et je me sens bien. Le décalage horaire se ressent légèrement, à peine en vérité. Après une journée de 24h sans avoir dormi, le rythme canadien est accessible sans à-coups. Assise à la fenêtre, les yeux sur le lac gelé à vingt pas devant la maison, je savoure la douceur de l’instant. Je sais déjà que si j’avais habité là, j’aurais installé coussins et couverture, et je vivrais là, contre la vitre, les sapins et le lac.

Prince au Québec

Quelques mots écrit rapidement et jetés sur un carnet provisoire, tout en observant mon fils jouer dans un tas de neige rescapé : quelques jours avant que nous n’arrivions, le paysage était blanc, chargé de poudreuse et il y a par-ci par-là des amas de neige que les gens ont tassé pour déblayer routes et jardins. Prince y a passé des heures à jouer.

Nous sommes partis avec quatre autres familles (frère/sœur/cousines), au zoo écomuséum, une association qui a créé un lieu représentant la faune québécoise. Il ne faisait pas spécialement chaud.. d’accord, il faisait froid, mais c’était correct : -6° et sans vent. Nous avons mis de côté nos valeurs concernant ces lieux, et nous avons profité pleinement. J’ai globalement trouvé les cages trop petites, c’est ce qui m’a été le plus difficile à accepter d’autant que là-bas les espaces ne manquent pas comme en France.

La chouette Harfang, ou chouette des neiges, nous observait à peine, pas le moins du monde perturbée par notre présence. Elle bougeait la tête de temps à autre, avec douceur, mais pas davantage. J’ai été perplexe de constater, deux heures après lors de la fin de notre visite, qu’elle n’avait pas bougé d’une plume.

Leur site est très sympathique, et j’avoue purement adorer la petite loutre lorsque le site rame un petit peu quand on change de page (je m’amuse d’un rien, je sais).

chouette des neiges, chouette Harfang

chouette des neiges, Montréal

Le renard arctique, ou encore renard polaire, était seul dans sa tanière et faisait les cent pas dans ce qu’il m’a semblé être un grand stress. Aveugle, ce qu’on l’on voit à ses yeux, il a été recueilli par le zoo.

renard arctique, renard polaire, Montreal

renard arctique, zoo eco museum

On voit bien sur cette photo que la neige a perduré dans certains endroits. Ici il fait plus froid, lorsque nous parlons les mots se figent devant nos lèvres avant de disparaitre dans une petite rafale de vent.

cerf de Virginie, zoo éco muséum, Montréal

Dans l’enclos des corbeaux se tenaient des corneilles noires et immenses, la corneille d’Amérique, et comme pour nous montrer comme tout ceci n’était que farce, un petit visiteur supplémentaire se lovait à l’abri sans bouger. Je l’ai vu par hasard, ravie.

corneille d'amerique

ecureuil

La visite se poursuit, au bord de marécages. Nous marchons sur un pont posé sur l’eau. Lorsqu’on saute, on casse la glace ce qui est sincèrement amusant. De l’autre côté se terrent des renards bien planqués dans un très vaste enclos, il me sera impossible d’attendre qu’ils veuillent bien se montrer ou bouger : mes doigts gèlent malgré les gants.

renard roux

Et juste à côté des loutres, un écureuil surexcité s’échappe en courant d’arbres en arbres, dès fois que j’aurais voulu le manger en brochette à partir de mon appareil photo (la technologie parfois hein..)

ecureuil roux . ecureuil roux

loutre de rivière, Montréal, écomuséum

loutre de rivière, Montréal, écomuséum

Les caribous.. je me suis demandé comment un tel animal migrateur, gérait la captivité..

caribous des bois, Montréal, Ecomuséum

Ne parlons pas du lynx. Il avait l’air d’hiberner, voire d’être dans une profonde dépression. J’ai trouvé sa cage vraiment petite, pour une telle bête.

lynx du Canada, Montréal, écomuséum

Et puis le passage des oiseaux, avec leurs expressions douces ou impressionnantes (la chouette rayée s’est faite un peu réveiller par les enfants !). Dans l’ordre, chouette rayée, grand duc, buse à queue rousse :

chouette rayée, Montréal, écomuséum

grand duc d’Amérique, Montréal, écomuséum

buse à queue rousse, Montréal, écomuséum

Je n’ai pas pu visiter, mais il y avait en sous-sol des vivariums : reptiles, amphibiens et poissons. Hibou a choisi cet instant là pour piquer une crise de nerfs dans les règles de l’art, due à l’extrême fatigue générée par l’avion et le décalage horaire. Quand il a commencé à légèrement se calmer, je l’ai emmené vers la sortie mettant ainsi fin à la visite du zoo.
Prince ne s’est pas laissé démonter, et avec LeChat ils ont laissé une trace de leur passage :

visage de neige sur un arbre

Nous avions le soir, la réunion familiale pour fêter l’anniversaire de la grand-mère de LeChat, but premier de notre voyage. Hibou s’est endormi dans la voiture, et une des cousines de LeChat nous a adorablement prêté une poussette pour y coucher le petit et nous l’avons installé loin des baffles diffusant la musique, dans un angle. Je suis restée, accrochée à la poussette, mon mari s’éloignant dire bonjour aux uns et aux autres et la panique m’a submergée. La foule inconnue, angoissante, m’a avalée. Petit à petit des visages que je ne connaissais pas sont venus se présenter, mon mari est revenu vers moi, et je me suis détendue avec la gentillesse de chacun.

J’ai rencontré notre famille québécoise.

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