Et leur vie s’écrira

Et leur vie s’écrira

Je me remets tout doucement. Mon corps a cessé de vomir ma peur d’écrire des nullités sans fin, et c’est complètement secouée et sans force que je reviens à la vie. J’ai jeuné bien malgré moi et ma jupe tombe lorsque je marche. Je ne m’en fais pas, les rondeurs de mon corps restent bien présentes, douceurs agréables et enchanteresses sous ses doigts. Jamais elles ne fondront de ce corps qui est mien et l’importance n’y est pas même si parfois je me laisse à rêver que peut-être je pourrais juste là, perdre un peu, tu sais retrouver ce ventre plat que j’avais et je ris de cette pensée qui me vient comme si vraiment c’était important. Le sirop d’érable, ça, c’est important. Les rondeurs qui vont avec le sirop d’érable, je les savoure, elles me disent que je Suis (surtout gourmande. Humm).

Je ne dors toujours pas, le cerveau en éveil à la surface des rêves boulottant fièrement les moutons que je n’ai pas besoin de compter : je dors mais cela ne me sers pas, je dors mais c’est comme si je restais éveillée toute la nuit, je dors comme si j’étais éveillée. Mes cernes me grignotent. Je ne sais pas si je survivrai au manque de sommeil. Je ne sais pas si je veux y survivre, tant la douleur.. Tu sais.

Je vais me faire dévorer encore quelques jours par la brutalité de la lumière, devoir me lever quand les yeux refusent de s’ouvrir, garder Hibou à la maison sans doute la semaine entière, et puis parce que rien ne dure, que tout est éphémère et qu’ainsi est mon monde je dormirai inévitablement un jour et alors les histoires encore, et alors les histoires et le silence en moi et le silence à la maison. Et la suite s’écrira.

flocon etoile

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