Moi de janvier – bilan

L’écriture se fait en musique, voici celle de janvier :

Je me suis levée dans la blancheur du monde. C’est le sourire aux lèvres que j’ai refermé la fenêtre. Nous sommes bien loin de la neige du Québec, de ses épaisseurs et de sa brillance parce qu’un brin de soleil ici fait fondre l’ensemble d’un simple clin d’œil, mais l’intention compte beaucoup : les toits, l’herbe, les murs, les trottoirs sont blancs, j’entends le son de la neige, ce petit bruit cotonneux et indéfinissable qui incite à la définir vivante. La route est boueuse et quand les voitures s’éloignent on entend l’eau couler des gouttières comme si j’avais la chance d’habiter près d’une rivière.

depuis la maison neige
Depuis la fenêtre de la maison

Nous n’avons pu résister, et nous sommes partis nous promener. Nous sommes rentrés sous une neige qui tombait à très gros flocons après que deux photos aient manqué nous immobiliser en pleine route : il n’était plus raisonnable de s’arrêter. Beaucoup de photos se sont retrouvées floues parce qu’à travers la vitre et que nous roulions.. mais voici les plus réussies, au milieu de tout ce que j’ai à dire.

chemin de neige, Auvergne

Je n’ai toujours pas terminé cette lettre de motivation. Comme si dormir en ferait une meilleure écriture.. très surfait, le sommeil, je n’ai que de mauvaises excuses. Je n’ai pas non plus continué l’histoire de l’ombre et pourtant il ne me reste que quinze jours. A croire que je ne sais travailler que dans l’urgence des dates butoirs.

Je comptais écrire chaque jour, mes deux enfants allant à l’école le matin.. c’était sans compter les maladies diverses, l’épuisement, le temps qui passe tout seul, et là encore les mauvaises excuses au milieu des bonnes : j’ai cette peur à surmonter, de ne pas savoir toucher le lecteur. Ne pas écrire, c’est être certaine de ne pas me décevoir. J’ai du travail.

arbre solitaire sous la neige

riviere neige Auvergne

Notre voyage au Québec m’a appris la simplicité de la vie, le calme et la zénitude de toute une province. J’ai le temps. Tout le temps de la vie m’est offert, je ne dois pas courir. Je respire et je soupire, je voudrais y retourner. La double nationalité de mon mari me travaille régulièrement et c’est un projet que nous gardons en nous, pour plus tard.

Je n’ai pas terminé le compte-rendu québécois, mes excuses au monde qui passe par là oui même à toi qui est arrivé par hasard ce matin. Le savez-vous ? Je vois vos villes s’afficher quand vous passez ici et si vous saviez les souvenirs qui montent à la surface quand je lis les noms.. Nantes ma magnifique ville de Noël avec S., Nanterre j’ai habité si proche de toi pendant treize années que je suis et resterai longtemps Yvelinoise, Tours j’ai mangé chez toi avec S. pendant six mois dans un petit restaurant asiatique délicieux, Marseille j’ai habité aux Chartreux sais-tu et mon ami D. que tu connais très certainement (oui, tu dois le connaitre, au moins de vue) y est mort et je garde de mes promenades là-bas un souvenir ineffaçable, Pau j’y ai des amis que j’ai perdu de vue sans le vouloir et sans vouloir rattraper non plus, Paris ma ville d’amour de naissance et de tous mes liens, Montigny-le-Bretonneux.. ah Montigny.. j’ai pour toi un amour profond qui n’a rien à voir avec la ville même et tout avec un chat et ma tante, Annecy je voudrais retourner te voir, habiter près de chez toi et savourer tes superbes montagnes.., La Ciotat j’ai sursauté très fort j’y ai vécu deux années incroyables auprès de personnes qui avait besoin d’aide et si le métier m’a valu une dépression j’ai aimé ce que j’y ai fait profondément. Lyon et Saint-Étienne deux villes si différentes si proches de mon chez moi petite fille, Avignon où j’ai vu mon premier opéra à 6 ans et un festival haut en couleurs, Vichy cette ville où j’ai vu tous mes autres opéras et mon grand-père qui volait devant nous qui m’a transmis tout son amour de la musique Vichy est ses arbres roses en fleurs Vichy et ses pastilles que je mangeais comme des bonbons..
Je ne regarde vos villes que pour avoir le cœur qui bondit de joie et de souvenirs, et tous les matins j’ai ce sourire qui me vient, cette tristesse aussi parfois selon la ville mais je n’en parlerai pas ; elle est bienvenue pourtant elle aussi, mais je ne voudrais pas vous le faire porter involontairement. Merci à vous, de votre présence silencieuse ou en mots.

route de neige

Suite du bilan de ce mois, parce que tout de même là n’était pas le sujet.
Hibou a commencé l’école. Si les deux premiers jours ont été affreusement durs, tous ceux qui ont suivi il a fait un petit signe de la main et les séparations ont été douces. Et s’il participe désormais et grandit soudain particulièrement vite, à la maison nous gérons une régression lourde la nuit, origine de mon manque de sommeil, mais aussi en journée puisqu’il ne me lâche plus. Nous parlons beaucoup et j’ai bon espoir. Demain donnera le ton de mes prochaines nuits.
Cela a bousculé Prince également, avec qui nous avons discuté de sa propre rentrée, son retrait, sa phobie, la peau arrachée et les paniques et puis le travail sur lui et avec lui et enfin le retour à l’école. Prince a ensuite géré deux choses paradoxales : il était enfin à égalité avec Hibou (les deux à l’école) et dans le même temps il a perdu sa particularité (lui il allait à l’école). Ce ne fut pas évident à traverser.

L‘intolérance au lait UHT se gère très bien quand je ne fais pas d’erreur de bouteilles. Les complications arrivent avec l’extérieur comme l’école, mais c’est tout. Hibou n’a plus d’asthme.

route de neige en Auvergne

Côté découvertes du mois :

J‘ai trouvé comment ne plus mettre de photos sur facebook (et donc me les faire voler par eux) tout en les montrant malgré tout, je réapprovisionne donc ma page photos ! Ceci est un simple moyen de partage, vous n’êtes ici pas trop concernés puisque je les mets normalement dans mes articles.

Des arbres à vent sur Paris, une exposition (du 12 mars au 12 mai 2015) que j’aurais adoré voir mais faute d’argent je ne me déplacerai pas. Si quelqu’un s’y rend, il me montrera ses photos ?

J
‘ai découvert un livre et j’aurais bien aimé le lire (enfin plus que les huit pages que j’ai lues).. alors si des personnes l’ont en ebook, je suis preneuse !

J‘ai trouvé par le plus grand des hasards ce site, et j’ai lu un début d’histoire (il faut cliquer sur le deuxième, « exemple de texte ») et j’aurais eu envie de dire.. mais et la suite ?!

Et puis. Une minute de silence merveilleusement parlée parce que ce mois-ci.

maison sous la neige

Ce fut une promenade merveilleuse, nous nous sommes régalés. La petite tempête de neige fonçait sur le pare-brise et je me sentais au Canada, un peu. Entourée.

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