Pensine

Existe-il une voix pour me sortir de là

(Je laisse l’hiver à la fenêtre, l’orange-chocolat dans la tasse fumer, les mots se choquer sur la page. J’écris en noir et blanc la lame plantée dans l’enfance et je dérive douleur au ventre, hantée par un drap qui claque étendu au soleil, dans une extrême lenteur. Dans quels pas l’auteur peut-il marcher si tout le ramène à l’horreur ? Ne puis-je écrire un Harlequin comme d’autres mangent du chocolat et le laisser dégouliner de guimauve sur ses pages ? Faut-il que je sois perdue pour laisser pendre les sceptres et leur douleur.. Les horizons m’échappent, je perds le contrôle des vies qui s’imposent à moi. J’ai trop de mal à écrire toute la noirceur des personnages, sans doute n’ai-je pas encore apprivoisé mon être et l’enfance disparue. Je suis obsédée d’écriture et pourtant je tente de m’en sortir encore comme si je pouvais l’ignorer.)

J’ai écrit. Je ne fais pas lire. Encore. Mais pour ceux qui aiment résoudre les énigmes, j’ai complété à la plume, quel était l’auteur dans les arbres. Parce que cela au moins, n’est que légèreté.

neige table banc

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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