Il suffit d'un mot

Inutilité de présence


 
 
La grippe m’a trainé dans la dépression et m’y a laissé avec tous ses vœux de bonheur. J’ai beaucoup de mal à en sortir, mais j’ai compris qu’il était fondamental pour moi de créer. Le domaine n’a pas l’importance que je pensais, il ne s’agit pas forcément d’écriture et ce n’est pas plus mal vu le vide dans lequel les mots se vautrent.
L’angoisse du vide.. Ne rien faire d’autre que lire un livre m’entraine dans l’absurdité de nos vies. Tout n’est qu’absurdité, parfois, vraiment. L’inutilité de se lever le matin me tort le ventre mais paradoxalement je n’ai pas spécialement envie de rester dans mon lit. Je ne veux rien, simplement. Je n’ai plus faim, ni de mots ni de vie ni de nourriture. Comme je ne suis pas prêt de disparaitre, je ne m’inquiète pas encore. La migraine que je traine jour après jour me pose bien plus d’inquiétude, l’imbécile tenace qui semble dire le peu d’importance de nos vies.

La sérénité m’est revenue hier quand je sauvais mon jean irrémédiablement tâché, et un soupir fataliste m’a échappé quand j’ai constaté son usure entre les jambes : inutilité de l’acte. Encore.
Ce matin, je cherche le sourire sous le poids du monde.

Si l’on me demandait là, en l’instant, ce que je voudrais faire de moi, cela serait me rendre au Tibet.
L’instinct de survie de l’âme, sans doute.

jean taches
On voit bien les tâches sombres sous la craie

jean custom
Jean sauvé pour quelques semaines

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