Un peu de-ci de-là de-rien.

Jamais non jamais, n’attrapez la grippe. C’est la plus violente des maladies pas si anodines et le corps ne s’en remet pas avant qu’un déluge ne soit tombé quelque part dans le monde. J’oscille et j’exècre la sensation.
Quelque part dans ma dépression qui n’en est pas une, la grippe vous disais-je, j’ai pensé ne rien craindre et j’ai terminé ma lettre de motivation en claquant d’un seul doigt en vrai je ne sais pas faire mais c’est pas classe à avouer. J’ai sans l’inventer mais en le boostant légèrement pour ne pas faire flipper l’employeur avec sept années vides d’emploi et si riche de vie, j’ai créé mon curriculum vitæ : j’ai déroulé ma vie, pour toi maison d’édition rose. Fais-en bon usage, une vie ne se déroule pas à la légère. Et à 1h39 du matin je me suis rendue compte que j’avais employé le mot maîtrise à la place de mémoire. Je m’en fais sans doute pour rien, ils ne le liront pas. N’est-ce pas ?

J‘ai pensé me faire une petite trousse de toilette pour remplacer celle qui tombe en morceaux à l’intérieur, et puis je n’ai pas réussi à passer les photos des tutoriels sur le net. Je vais échouer. L’évidence est telle que la trousse et moi nous avons discuté : je la répare et sa durée de vie devra dépasser de dix années celle de ma mort. Le pacte étant signé, je reprends l’intérieur posément. Et quand dans ma tête ne se bousculeront plus l’épuisement et les larmes, j’écrirai une histoire. Avant le 27 mars, en police Arial ou Times quand ils mettent une date, comme ça, ils ne savent pas à quel point l’auteur donne de lui-même pour ne pas sombrer dans l’angoisse, le nez collé dans l’agenda – et bien sûr cela sera un livre.

trousse de toilette déchirée

trousse de toilette

trousse de toilette

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