La pesanteur de l’étoile filante

La pesanteur de l’étoile filante

J‘ai enfin pris le temps d’enlever le code inutile qui s’était invité entre mes mots et alourdissait la lecture, lorsque j’avais rapatrié depuis overblog, tous mes posts – il ne me reste donc que trois blogs à faire venir ici pour ne plus être éparpillée.
En lisant parfois en diagonale, j’ai mesuré toute l’étendue du changement qui s’est fait en moi au fil des années. Il me semble percevoir qu’en quittant la sécurité de l’écoute de Blanche, j’ai écrit avec plus de profondeur, je me suis atteint moi-même.
C‘est dans un paradoxe lourd et acharné, que je me noie : la mise à nue est-elle indécente sur un blog ? Pourquoi, de tous les moyens mis à disposition, je ne suis capable de poser mes larmes devant d’autres yeux, qu’ici ? J’efface les mails, les tweets, les mots. L’intimité me fait frémir, et je ne vois pas celle du blog.
Je ne me comprends pas.

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Les Étoiles filantes by Les Cowboys Fringants on Grooveshark

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J‘ai écrit il y a plus de cinq ans de cela, cette phrase qui m’a fait rire (pardon si je ne peux qu’en rire et préfère oublier ce qui me l’a fait écrire) :

Le croque-mitaine regarde tous les soirs s’il n’a pas ma mère sous son lit.

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Je me suis occupée de nos comptes, ce n’est guère brillant mais on peut s’en sortir même si le RSA décide de faire sa vie sans nous. On ne doit simplement pas dépasser, pour tous les quatre, 121,50 euros par semaine en courses, habits, école, voiture, galères, la vie ; bien sûr cette semaine on a dépensé 180 euros : je ne mange pas la semaine prochaine – à ne pas prendre comme une réalité, il ne s’agit là que d’une image blasée. Il n’y aura pas un centime mis de côté, mais si déjà nous pouvions ne pas être dans le négatif, la vie ne sera pas trop sombre. Je ne sais pas par contre comment insérer le psy de Prince là dedans, mes achats de thés, les anniversaires,.. sans le RSA et/ou un travail. J’espère tout, de mes envois d’écrits.

Et je songe que la vie se fragmente en permanence ainsi, en ce qu’il est possible de faire par semaine. Une vie après l’autre à travers les retenues et les inquiétudes.

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La journée s’est enlisée dans un certain mal-être qui sévit depuis quelques jours. Mon sommeil est de trop mauvaise qualité pour que je me réveille en étant Sourire. Ni commencement ni fin dans le vide profond qui m’avale dans la nuit et me recrache au matin, blessée. Comme il n’est pas envisageable de continuer à couler ainsi, de laisser cette colère prendre mes cordes vocales en otage, je débute une nouvelle catégorie. La fin de journée verra publier Merci, et j’espère tenir l’exercice soit après soir.

fleurs arbre

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