J’y ai cru vraiment. Il passait fugacement. Orgueilleusement – ou était-ce moi l’orgueilleuse. Pendant trois jours, je l’hébergeais et il partirait comme il était venu : en parfait égoïste. Il ne venait que pour me faire sentir que je ne suis rien, du haut de son regard empli de mépris pour ma personne. C’était de ma faute, j’étais responsable – je ne recommencerai pas, pardon.
Je respire si mal sous son regard, ça fait mal dans la poitrine, j’en vertige. Je vois le combat à livrer et c’est fatiguée que je le regarde s’asseoir. Il me dit tout ce que jamais, je ne pourrais. Un deuil de moi. Je suis emplie de ces petites morts. Je me porte en tristesse de ce que je ne fus jamais, ne serais pas. Ne pourrais pas.

Parfois ce blog me parait trop grand pour m’y réfugier, son immensité de possibilités m’en éloigne. Comment m’y cacher, si vous me lisez ? Comment m’y cacher si lui, me lit..

J’ai mis mes doigts en éventail et j’ai dit on joue à cache-cache, on jouerait que tu pars et moi je te regarderais pas partir.

La porte refermée, il me l’a fait croire. Deux fois.
Mais.
Il. S’est. Installé.

J’héberge chez moi un nouveau symptôme, et j’en souffre. Littéralement.

petale orange

Edit : je décode le post qui a l’air de perturber un peu, on m’a dit qu’il était mystérieux et mes excuses, ça ne se voulait pas ainsi (j’écris vous savez.. c’est pour me libérer). Ma maladie prend beaucoup de place, et elle a décidé de s’étendre un peu depuis deux trois semaines, dans le thorax. Ça veut dire douleurs, un souci pour respirer et du coup pour parler (le souffle.. on en a besoin), et j’ai des vertiges.
Rien de grave. Juste.. difficile avec tout le reste, et difficile qu’autre chose se développe ainsi.
Mais je me suis maquillée, j’ai mis des vêtements colorés, des boucles d’oreilles : je vais passer par-dessus. Laissez-moi quelques minutes 😉

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