taie d'oreiller couture

Je l’ai tournée dans tous les sens endroit envers côté angle arrondi carré interdit, j’ai soulevé des coutures elle était étonnante, j’ai respiré en me disant que ça n’avait pas l’air si difficile même si je n’avais pas de patron pour me vérifier moi et je me suis lancée dans ma première conception de la chose. Je suis fière du résultat, et je peux désormais dire que je sais faire une taie d’oreiller avec une bordure, comme dans le commerce. J’ajoute que nous avons désormais une housse décente bien que solitaire dans l’armoire, ce qui n’était pas arrivé depuis plusieurs vies.
Cela m’a demandé du temps, chaque geste se devant d’être précautionneux pour protéger mes articulations celles qui ne savent pas où se placer. Je crois avoir une machine à coudre comme moi ; elle a besoin de se reposer sinon elle souffre et s’emmêle. J’ai voulu ignorer le premier signe elle sentait le brûlé un peu mais je n’ai pu ignorer le second : à force de surchauffer elle n’a plus été capable d’avancer sans créer 20 fils supplémentaires. J’ai eu beau changer la tension, remettre les fils.. j’ai dû attendre. Et entre vous et moi, attendre n’est pas mon fort. Mais je devrais être davantage prudente, j’ai fait rendre l’âme à deux machines et j’ai besoin de celle-ci. Un jour que je serai plus riche que je ne le suis aujourd’hui, je m’achèterai une véritable machine pro. Elle au moins sera capable de coudre une taie sans faiblir, et bien d’autres choses encore. J’ai hâte.
Ces temps-ci, je prends confiance dans mes capacités créatives. J’y trouve ce refuge indéniable de simplicité, ce silence en moi qui emporte les tempêtes et les tensions.
L’identité dans les doigts.
taie d'oreiller

Je peux même vous faire un tuto, si vous avez besoin 😉

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