Il suffit d'un mot

Un peu de-ça de moi de graines

escargot sur arbre
 
L’été s’est présenté un matin et n’est plus reparti, réchauffant mon corps de mille caresses bien venues. Le linge sèche à l’air libre sous le chant des moineaux, des merles ou des rouges-gorges qui peuplent nos deux arbres régulièrement. Le jardin manque d’eau mais les radis poussent les uns contre les autres, la menthe s’épanouit contre les capucines sans sembler trop gênée. Le fraisier est mort d’avoir été écrasé sous les pieds d’un enfant, le potiron grandit tranquillement les graines venaient de chez mes beaux-parents. Les salades ont refusé de prendre et j’en suis fâchée.

La fièvre qui ne baissait pas de Hibou a brûlé mon corps à ne plus distinguer lequel de nous deux était malade et quand il a finalement émergé nous avons tous été bien soulagés. Il reste fatigué, mais il a retrouvé son sourire.

Le vide-grenier de notre école a coloré la journée, et ma sociabilité a grimpé à des hauteurs vertigineuses. Je pense pouvoir annoncer que j’ai parlé pour l’année à venir. Nous avons passé la journée sous les tilleuls, quelques livres vendus, quelques jouets – la joie de ne plus avoir l’immense maison de bois ! -, quelques vêtements d’enfants, un album de timbres.. et quelques jouets achetés coup de cœur des enfants. Notre voisine de stand m’a offert trois livres dont un pour cuisiner le tofu et un jouet à Hibou, la voisine de notre voisine de stand a offert à Prince une hache, un plastron et un bouclier qu’il arbore fièrement depuis. Puisque nous en étions à s’offrir des choses j’ai donné un ciré rouge pour une petite qui a passé la journée à jouer avec mes enfants, et le monde est reparti ainsi, des sourires de toute part.

Je fuis l’ordinateur je l’avoue volontiers parler me semble insurmontable et mon écriture n’avance pas conséquence. Il y a comme un passage, un point à affronter avant de repartir. L’introspection que cela demande me prends beaucoup.. Le concours sur l’archéologie où je n’ai pas été gardée, mais où j’ai passé la première sélection – moi j’ai passé la première sélection ! -, m’a fait beaucoup de bien : une sorte de confiance dans mon style.
Je lis puisque ma vie n’est plus ici sur le clavier, et je parlerai sans doute ce soir, de celui que j’ai commencé pour mon projet de la semaine.

Je lâche un peu tout ce que je prends dans les mains, ça en devient insupportable. Je deviens particulièrement précautionneuse avec la vaisselle. J’ai choisi ce moment peu compatible pour retourner en cuisine et tester de nouvelles recettes il me faut bien ça pour y retourner, une glace à la noix de coco faite par mes soins nous attends dans le congélateur – je sens que je ne pourrais plus m’en passer -, des chapathis et des biscuits aux amandes. C’est qu’il nous faut compenser cette impossibilité de lait dans la maison.. J’ai également toujours en ce sens, congelé sur des bâtonnets du jus d’orange, perfection s’il en est pour un sorbet.

Il est soudain devenu dans notre maison, compliqué de manger. Pas d’huile de palme, pas de viande, pas de poisson, pas de plats industriels, le moins de sucre, et désormais plus le laitage mais à quoi va servir notre réfrigérateur. Soja (très peu), tofu (un peu), des graines (un peu), fruits et légumes (essentiellement).. mais encore parfois un manque d’idée et d’énergie. L’envie m’a repris de faire des nans – enfin des chapathis puisque sans yaourts – et d’y ajouter tomates et herbes devrait être délicieux..

Les graines de melon encore gorgées de soleil pour les faire sécher sont délicieuses à manger. LeChat les a fait griller, mais je les préfère crues. Prince en raffole tellement qu’il les emporte pour les manger à l’école à la place des compotes.

La vie suis son cours, avec douceur et volupté. Surtout volupté.
 

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