nuages vue d'avion

Je fais des vagues avec les nuages, je reste au-dessus et ne sais plus si je saurai poser mes pieds. Je doute qu’un nuage soutienne mes heures, mes mots, ma vie.

 
 
Hibou ne va plus à l’école et j’ai peur pour mon souffle bien avant le mois de juillet. C’est que. Je croyais avoir du temps, encore, un peu. Au bord des larmes et du haut de ses trois ans il m’a dit devant la porte de sa classe maman l’école c’est trop. Il a fait une sieste, ce qui n’était pas arrivé depuis un an et demi. Il a besoin de souffler, et je vais devoir en faire autant sur les heures pour écrire.

Prince aurait bien besoin de formuler également ce trop, entre ces cernes, son teint blanc, l’enfant qui l’a étranglé et sa copine à la maman alcoolique. On va avoir un chien elle m’a dit, c’est super un chien ! Et on va l’appeler Téquila. Elle était bourrée c’est pour ça. Ma maman. Elle se pose dans mon regard, titube les yeux vaguement fermés et imite sa mère on-vaaa-l’appeuler-Téquilaaa. Si cette petite s’en sort je gage qu’elle trouvera une porte de sortie dans le théâtre.

Je suis rentrée chez moi à l’envers.
 

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