Il suffit d'un mot

Et seul le silence me répondra

écriture

 

Hier j’ai trouvé enfin le lieu d’accueil pour mes mots, un petit rendez-vous quotidien avec moi-même, et je voudrais ne plus m’arrêter. C’est que.. il y a les enfants, la maison, les enfants, les repas, les enfants, les devoirs – oui toujours en cette dernière semaine d’école – le jardin –les groseilles étaient délicieuses – les enfants, LeChat – épuisé lui aussi par les terreurs – les enfants, les courses, les enfants, le linge, les enfants, ma fatigue, les enfants, les rendez-vous à prendre, et puis les enfants. Ils ne seraient pas là, j’avancerais particulièrement vite.
Mais ils sont là. Prince et ses crises de nerfs, Prince tapé/étranglé/poussé à l’école par un enfant dont je voudrais tordre le cou moi aussi (l’avantage de ne pas connaitre son histoire est que je peux m’énerver), il fait des crises le soir ou à table à n’en plus finir usant nos nerfs . Hibou est tapé par son frère qui se défoule à la maison, LeChat et moi n’en pouvons plus et loupons allègrement cette histoire de parentalité positive – vous savez ce truc là qui fait culpabiliser quand on foire. Je ne sais plus si je dois espérer les vacances ou non, vu notre état à tous. Je n’ai plus la patience, celle nécessaire à la bienveillance.

Alors effectivement mon histoire avance, mais ça pourrait être mieux. C’est compliqué de repartir dix années en arrière et de me faire interrompre la pensée toutes les trois minutes, compliqué de revivre certaines choses et de le romancer, compliqué de gérer autant de choses. Je n’arrive pas à atteindre les 750 mots demandés (un but merveilleux sans enfant je n’en doute pas), et les diverses pauses indésirables m’ont valu un texte à réécrire entièrement. L’avantage – ou non – de ce site c’est qu’il m’incite à écrire tous les jours, donc j’aurai un travail énorme dans quelques temps puisque jusque là, je le faisais dans le même mouvement, écriture et correction dans un même ensemble. Si je veux avancer, il me faut bien faire autrement.

La journée a été telle que j’ai écrit 209 mots. Je suis frustrée et agacée, tellement fatiguée d’avoir du résoudre les conflits de la moitié enfantine de la maison que je n’ai plus la capacité à poser les mots. L’oxygène à ses limites qui a pour nom ceux des enfants.

Donnez-moi des vacances silencieuses, un gîte perdu dans la montagne, que sais-je.. donnez-moi simplement la possibilité d’écrire avant de m’étioler. S’il vous plait le Monde.
 
 
 

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2 Comments:

  1. C’est ambitieux 3 pages par jour. Je comprends que c’est ce qu’il faut pour avancer. Mais personnellement je ne peux plus tenir d’objectif quotidien. A la semaine oui mais pas au quotidien.
    Ou pour être exacte, je m’en mets, mais sans pression. Si j’ai la possibilité je les réalise sinon tant pis (exemple, ranger un papier par jour). Et surtout, je ne reporte pas la tâche sur le lendemain, sinon ça devient vite montagneux et décourageant…
    Bisous

    1. Trois pages pour le site, mais en terme de word/open office ça correspond à deux pages environ. J’ai un rythme lent (les enfants, la fatigue, les repas, etc), je n’ai pas réussi à refaire cet exploit de 618 mots. Plutôt la moitié. Je vais le poster d’ailleurs, ce que j’ai écrit ce matin. Comme ça, pour avoir un avis si certains se sentent de me dire.
      Mais oui c’est difficile, la contrainte des 750 mots ^^ Alors je la vise, sans pression. Comme toi. Je n’y arrive pas, ce n’est pas grave. J’écris, et c’est la seule chose qui m’importe finalement 🙂

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