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fleur jardin

fleur du jardin

 
Il se tartine le museau de chocolat et il me fonce dessus, il me réclame un bisou et ses yeux brillent à l’avance de la blague qu’il va faire. Nous le savons tous les deux que je vais avoir la joue barbouillée, que je vais sentir bon le chocolat et que nous allons en rire, ce petit diable et moi. Il y a dans la maison cette délicatesse de l’instant à trois, nos découvertes douces avec un enfant beaucoup plus zen que son grand frère. Prince a une présence vive et inquiète, stressée et explosive. Hibou a une patience illimitée, il se plonge dans nos bras, nos câlins, nos baisers chocolatés, il se contente de la vie qui se déroule devant lui. Et mon dieu j’aime mes enfants mais avoir Prince chez ses grand-parents sont de véritables vacances pour nous. Je découvre comme l’année dernière, la douce vie d’être maman d’un seul, de Hibou. Prince me manque pourtant, et j’ai cette hâte qui occupe une part de moi en songeant à tout ce qu’il nous racontera en rentrant. La vie ambivalente des parents.

Je me suis découvert une passion pour le massage qui a aboutit sur un constat particulier : je n’aurai pas assez de ma vie pour apprendre tout ce que je voudrais pratiquer, connaître, offrir, être. Alors je vais commencer et voir où cela me mène, y accorder un budget et commencer une nouvelle vie d’apprentissages divers dans la simple optique d’être moi. Pas de visée de travail, pas de contraintes, l’envie va me guider et juste elle. Je n’ai que cette vie en souvenirs pour laisser vivre la part de moi qui a besoin d’existence et d’ailes pour aller plus loin – et d’ailleurs il est déjà seize heures et trop de poussières, il est déjà juillet, il est déjà deux mille quinze années et le temps passe, a passé et je n’en suis qu’à débuter ma vie.

Je plonge dans mes Peps, je relis pour être certaine d’avoir tout lu avant de les offrir et je confirme sans le vouloir cette impression soudainement confirmée par un hasard capricieux : j’ai lu les 9, 10 et 11 à la suite, puis 2, 3 et 4 : les récentes parutions sont bien moins intéressantes pour la maman que je suis, même si les articles sont très intéressants à lire. Peps s’est pour moi, éloigné de sa fonction première : la parentalité positive dans l’instant présent. Là où il y a quelques années en arrière le magazine se confiait de parents à parents – de lui à moi – il me parle désormais avec une certaine distance. Je suis fatiguée des attentats, de la guerre, des crimes. Je sais que nous devons connaitre notre passé pour avancer et exister, mais il me semblait que Peps incluait des étincelles de légereté, la CNV à portée de main, qu’il nous sortait de la solitude quand nous avions merdouillé avec nos émotions – et par ricochets celles de nos enfants. J’attends de Peps qu’il m’aide sur mon chemin de parent attentif – comme lors des premiers numéros – et qu’il ne m’enlise pas avec l’humanité qui n’y arrive pas et qui devrait changer de rail : je le sais. Justement, je voudrais changer les miens, m’améliorer, apprendre encore et encore à être une maman. Oh je vais continuer, mais sans Peps pour l’instant.
Les premiers (et les suivants) sont un véritable cadeau qui aident au quotidien, les derniers sont intéressants. Je suis exigeante, sans nul doute 😉

Une grive dans la vigne est venue nous conter fleurette, un œil léger sur moi – elle me tournait parfois le dos sans crainte. Notre jardin de moins de vingt mètre carré est d’une richesse qui relève de la magie pure – il est à ce stade nécessaire de préciser qu’il abrite également une faune non négligeable de huit pattes qui pousse la prétention jusqu’à rentrer chez nous, et qui se fait mal recevoir.
 

grive dans la vigne

J’ai accueilli une émotion. Avec beaucoup plus de douceur et d’attention que je ne l’ai jamais fait.

Je continue de m’extasier sur mes journées plus simples, sans agressivité, sans colère refoulée ou éclatée. L’oxygène la nuit était la meilleure des décisions et je bénis mon médecin de me l’avoir prescrit à l’aveugle, sans être sûre de rien, parce qu’on ne sait jamais. Je crois que je pourrais en parler ici chaque jour, m’extasier de tant de clarté en moi. De tant de sérénité.

J’ai customisé sur commande un carnet, j’y ai fait dessiner LeChat sur les couvertures.. et j’ai oublié de le prendre en photo avant ET après. Tête en l’air ou à la créativité.


Q
ue la vie vous soit douce.
 

La playlist du mois de juillet :
 

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2 Comments:

    1. Après recherche c’est certainement une merlette en effet, la grive est un peu plus claire. Si j’ai bien compris, c’est la même classification d’espèce ?

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