Fait main, écologie

Notre jardin rêve, entrez doucement

C’est un pull entre le monde et moi, soudain nous sommes entrés dans l’automne et je frissonne. Le soleil est capricieux, diablement capricieux. La transition depuis mes nuages est particulièrement déstabilisante. Mon jardin lui n’en souffre pas encore, les tomates sans doute bientôt oublieront de rougir mais pour l’instant la vie continue. Les araignées entrent par toutes les fenêtres, signe certain que l’hiver vient. En été, qu’il soit dit.

Mes photos s’en ressentent, sombres et sans étincelles. Je vous présente malgré tout notre jardin, celui qui vit sa vie au milieu des mauvaises herbes et des fleurs.
 

jardin courge belles de nuit
Clique-droit (ou clique-molette) sur la photo pour la voir en grand

 

La photo est un peu bombée (le mur est globalement droit quand même normalement ^^), ce n’est pas évident de faire un panoramique en étant à 1 mètre de distance.

A droite, la partie bétonnée où une vigne pousse par inadvertance totale, dans un vague très vague trou. Nous avions mis des planches là pour la protéger des dents de la lapine.
 

jardin raisin noir
Et il est délicieux ^^ (hop, un petit rayon de soleil)

 
Le compost, une poubelle en plastique (argh) que nous ne pouvons plus toucher (sans risquer d’abimer quelque chose) depuis que poussent les tomates et l’énorme plant de courge. Les deux espèces proviennent directement du compost, la nature fait bien ce qu’elle veut de ses graines. La courge/potiron/citrouille avait commencé à envahir les tomates, j’ai du couper une petite vrille partie à sa conquête et j’ai dirigé tout le plan dans les belles de nuit (les pauvres).

A gauche, on voit vaguement :
– le groseillier rouge caché derrière la balançoire
– une branche du pommier lourde de pommes (à liqueur nous a obligeamment dit je ne sais plus qui)
– LeChat a fait remonter la courge le long de la balançoire et du muret (la tige atteignait le portail du jardin, bientôt nous n’aurions plus pu l’ouvrir), et elle part au devant de la vigne.. ce jardin est trop petit pour elle ^^ Caché derrière les immenses feuilles, deux autres plants de courges très petits, imprévus eux aussi, ont pris racines depuis la terre étalée du compost. Manquant de soleil, et étant d’une autre sorte visiblement, ils ne prennent pas possession du jardin – ce n’est pas plus mal n’est-ce pas.
 

courge potiron plant
Le voici grimpant fièrement
 
courge vigne plants
Ils se rejoindront demain je n’en doute pas
 
potiron jardin belle de nuit
Vous remarquerez dessous le feuillage une petite boite, trésors planqués de Prince
 
belles de nuit courge jardin
Un goût certain pour le mélange
 
fleurs jaune courge potiron jardin
Les futurs courges, fleurs elles aussi planquées sous le feuillage, au milieu des belles de nuit donc
 
jardin tomates fleurs jaunes
Quelques nouvelles tomates

 
Et puis de l’autre côté – côté mur de la maison – il y a un peu son pendant : d’autres plants de courges qui se sont plantés tout seuls et qui commencent à s’étendre. Nous sommes cernés. Si la vie continue de se développer ainsi, nous auront de quoi faire sourire plus d’un voisin en leur offrant des potirons. On ne sait pas comment non plus, deux plants de pommes de terre ont poussés là par hasard à la suite d’une distribution aléatoire de la terre de notre compost. Je me demande bien pourquoi acheter des graines dans les magasins. Les pommes de terre sont à la surface, faute d’avoir été plantées réellement la nature s’est débrouillée avec ce qu’elle avait :
 
jardin pommes de terre
 
jardin courge potiron plants fleur rose
Cinq plants de potirons, en toute humilité et l’air de rien

 
Et un sixième plant, pour faire bonne mesure, là où depuis trois ans je n’avais jamais, jamais réussi à faire pousser une fleur. Rien ne vaut une bonne terre rajoutée par-dessus, depuis même le trèfle s’est installé (et comme vous pouvez le constater, je laisse la nature faire sa vie. Je garde tout, jusqu’aux soi-disant mauvaises herbes (ce qui en fait une photo difficile à discerner) :
 
faux jardin potiron

 
 

C’était donc les photos du jardin qui n’était pas prévu, celui qui fait de la poésie avec ses graines.

Je vais vous présenter celui que j’ai planté. Le fouillis, celui qui me ressemble tout autant mais d’une manière bien différente. En voici la petite porte, la balançoires au milieu, caractéristique de notre souci journalier : tout est au milieu, dans cet espace restreint que nous appelons jardin faute de mieux. Même la balançoire a du être réduite dans sa largeur, trop grande de mur à mur.
 

porte jardin

Quand vous aurez passé la porte, vous trouverez ça du côté maison. Ne prenez pas peur, laissez-moi soulever quelques feuilles pour vous 🙂
 

jardin fouillis
Quelques radis sur le devant (euh.. beaucoup). Et au fond ? Oui oui, un ième plant de courge
 
menthe jardin
un peu de menthe
 
salade jardin trefle
Si si de la salade ! Une grosse pluie l’a un peu aplatie, mais elle est là.
 
fraisier jardin trefle
Fidèle au poste, le fraisier
  
jardin feuilles
Alors là.. pas la moindre idée. Feuille pas assez épaisse pour le l’épinard.. nous verrons (aaaahh des fleurs peut-être !)
 
cornichons jardin plante
Censément un pied de cornichons. A voir quand ça poussera ^^

 
Du côté mur des voisins, le pommier. A ses pieds, tout ceci :
 
jardin groseillier maquereaux pommes

 
De gauche à droite : menthe citron, [le pot à graines de la lapine..], le groseillier maquereaux (envahi par un rejet de l’arbre de la parcelle d’à côté), un huitième plant de courge.., encore un rejet de l’arbre d’à côté et le pommier.
Juste en-dessous, les courgettes ^^ (trois plants ont poussé, en voici un) :
 
courgettes jardin

 
Vous l’aurez compris.. ça pousse comme ça pousse. Les pommes tombent au milieu, y pourrissent, font de l’engrais naturel. Nous ne touchons à rien, on observe tous les jours, on s’extasie, on appelle l’autre pour dire regaaaarde et on rit bêtement devant nos miracles.
Quand je dis que nous avons 20m² de jardin, j’arrondis grassement, on n’arrive pas à bien savoir. Je ne suis pas sûre que nous ayons plus de 10 en réalité. Et pourtant c’est d’une richesse !
Je vous ai gentiment épargné les pots où j’ai planté des arbres ramassé/arraché des griffes des urbanistes qui les brûlent – et que j’ai sauvé, en attente d’être replanté en pleine nature.

Notre jardin.. ? C’est nous 🙂 Seulement nous.
 
 
 

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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