Dessins

De l’eau à main levée

dessin fille au vent
 
En voyant les dessins, superbes, de Blanche, je me suis retrouvée dans cette envie de faire du dessin – ce trait fin qui glisse imparfait sur le papier et qui prend forme dans la concentration légère qui effleure le grain.

J’ai donc cherché mes crayons, les spéciaux, ceux achetés un jour d’optimisme précieux. Je suppose que l’on peut indubitablement en déduire que nous avons encore bien trop de choses dans la maison, particulièrement sur les bureaux, parce que bien sûr, je n’ai pas trouvé. J’ai donc dessiné avec un crayon qui ne faisait pas ce que je lui demandais – fin ou épais j’aime choisir.

Je me suis inspirée de ce dessin. Le fil du cerf-volant est trop tendu, je vais le reprendre, le redessiner afin qu’il soit plus souple. Sur un autre support, un papier plus épais : je souhaite tester le crayon aquarellable – sur l’idée d’une amie qui m’en a parlé. Je suis incapable de coloriser un dessin que je fais, le plus simple est donc de le faire directement je pense. La surprise fut totale, LeChat en avait j’ai testé dans la foulée – et j’ai découvert le Graal.
 

dessin fille jardin
 

C’est que je ne sais pas dessiner sans un crayon gris, alors dessiner directement avec un crayon qui va colorer ensuite.. c’est merveilleux.

J’ai un dessin très débutant, très enfantin pour ne pas dire banal. Ce qui je puis vous le confier sans risque, m’importe peu.
C’est le moment où je tais que j’ai si peu confiance en moi que j’ai imprimé mon dessin pour le colorer ensuite, de peur de gâcher – j’ai eu raison, je ne sais pas colorer.

Pour celui-ci, je me suis vaguement inspirée de ce dessin. En réalité ce qui m’intéressait, c’était son mouvement – que j’ai peiné à reproduire, mais je ne me suis pas non plus acharnée, c’est un premier jet.

J’ai quelques progrès à faire.
D’autant que. J’ai toujours considéré que je ne savais pas faire les personnages féminins, apanage de ma mère qui en dessinait partout – surtout si elle était au téléphone. Je ne me suis donc jamais risquée à m’y lancer, les remarques auraient été dangereuses. Le moindre dessin ayant été critiqué – parfois lynché – j’ai finalement détruit beaucoup de ce que j’avais fait, et j’ai conclus que je ne savais pas dessiné. J’ai trente-huit ans, je me lance donc sans filet – et sans ma mère. Mais tout de même, un brin tremblante.
 

dessin visage aquarelle
 
LeChat avait donc deux crayons aquarellables – le troisième s’est contenté d’être gras. J’ai fait un petit test à l’arrache, le téléphone coincé sur l’épaule. Le papier n’est pas adapté il a donc gondolé, mais je suis conquise par le trait, le pinceau, toutes les possibilités offertes.

C’est très exactement ce que je veux développer, ce trait là de ma vie. J’ai tourné en rond toute la journée d’hier et Blanche m’a envoyé sans le vouloir ce petit coup de pouce nécessaire, cette ouverture. Je ne serai jamais à la hauteur de mon grand-père, professionnel. Il a le plus souvent détruit au fur et à mesure ce qu’il créait – et je me questionne encore d’où me viennent mes angoisses ? Il faut y voir un avantage : être sans famille me permet des choix de vie que je n’aurais jamais osé sous leur regard.
 

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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