Ecriture

[écriture automatique] improviser l’engeance

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  improviser l’engeance cruelle des mots qui s’acheminent les uns au bord des autres, symphonie improvisée des morts décharnés au brasier flamboyant, tu recules vers l’abime, tu recules et tu vas basculer si
on ne rentre pas chez soi, on meurt nous validons l’expérience des absents et tombons dans l’oubli, les creux installés dans les draps le souffle quand il se soulève dans la blancheur et le voile qui te recouvre et te brûle la peau, elle te happe t’agrippe et t’entraine dans les fonds que tu cherchais à fuir
la mort s’étourdit d’étincelles elle arrache les souffles sous les cris des vivants et tu te laisses partir dans ses griffes
au loin les friselis d’argent les nuages la pluie qui s’égraine goutte après goutte comme un chapelet tu ne vois plus déjà ton amante ta sœur ton amie qui se floute du regard voilé des mourants
tu prends ta place dans la file des ombres mortes avant toi, enfermé dans l’écueil froid de l’attente d’un horizon transparent, tu crois devoir rester là tu oublies déjà que tu es éthéré et que tu es libre.
 
 
 

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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