jardin fleur orange

 

(Navrée pour la manip qui a renvoyé l’article d’hier, que je tentais – c’est très fort, vraiment – de rendre invisible. La morbidité de la carte me pesait. Je ne touche plus à rien, promis).

Elle me dit noie ton blog, elle ne sait pas ce qu’elle demande – ou j’ose espérer qu’elle ne sait pas. Je ne voudrais pas faire fuir le petit lectorat que j’ai, sous la douleur qui me fait plier. Je me bats contre l’humidité, le froid, le manque de soleil, de chaleur, je me bats contre la douleur et je perds immanquablement. Soir après soir LeChat m’entoure de chaleur, nous dorlotons ce corps pour qu’il tienne. Je suis lasse d’avoir mal. J’en suis à ce stade essoufflé où je ne sais plus faire face.

Et puis j’ai reçu ce soir – la joie d’ouvrir sous la pluie une boite aux lettres à des heures tardives – mes nouveaux crayons aquarelles. Vous savez, pour avoir un peu de toutes les teintes, pour avoir du gris par exemple. Ça m’a rappelé que je dois avancer. Accepter la douleur, accepter de ne pas pouvoir faire ce que j’ai envie. Se battre contre n’est pas le mieux que je puisse faire, résister ne me fera pas aller mieux. Je ne peux plus m’occuper des douleurs et leur dire de se taire, que je suis occupée : il y en a trop. Ça touche trop, ça détruit trop. Je meurs un peu, je me décompose. Je vais devoir continuer comme ça, avec la colonne vertébrale et les cervicales qui me font pleurer de souffrance, avec les chevilles qui se déboitent et me font hurler.
L’hiver va être difficile, l’été reviendra pourtant. Je ne suis que de passage, n’est-ce pas. Je ne fais que vous frôler.

Tout est provisoire.

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