Ecriture

Nanowrimo is coming

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Il y eut ce jour où je reçu de ses mains mon premier Halloween, si fragile. Je le garde précieusement dans un placard toute l’année de peur de le briser, et les bougies viennent à l’éclairer pour Samain. Ses yeux verts dans les miens, il m’a assuré que la mort ne nous séparerait pas et je pense qu’il avait tort – ou alors il me savait sorcière. Ce sont mes mots qui le gardent en vie, mes mots et ces quelques Halloweens qui ouvrent les Portes jusqu’à lui. Jusqu’à l’arbre.

 

Le nanowrimo, tout le monde annonce sa venue – il n’est plus possible de passer à côté de l’évènement. Le monde en parle et quand Le Monde En Parle c’est que c’est d’importance – enfin parfois. Ce dont on parlerait presque moins, c’est de Halloween. Et je suis frappée que le Nanowrimo se superpose ainsi à cette fête, que l’écriture se lance à minuit à l’instant où les Portes s’ouvrent entre les mondes en cette fête de Samain. A travers la planète bruisseront les mots d’histoires et de légendes, de monstres et de sorcellerie, de magie et de fantômes, laissant ainsi la libre expression à l’existence des mythes, à ce passage d’entre-deux. Un soir de magie, quelle concordance incroyable…
Halloween vient de « All Hallows Eve » qui signifie « le soir de tous les saints ». Je reste étonnée par le manque d’engouement en France pour cette fête de Samain, qui est pourtant de notre culture proche. Mon âme de sorcière plonge en son cœur, chaque année. Dès demain nous entrons hors du temps trois jours avant trois jours après, et la méditation l’écriture prendra toute la place.

Il est d’usage d’éteindre les feux de cheminée et d’en rallumer un nouveau qui protègera des démons tout au long de l’année, et de boire de l’hydromel. Je n’ai pas de cheminée, je ne bois que du thé mais les rituels ne manquent pas en cette soirée où les fantômes viennent nous parler. Nous avons fabriqué quelques décorations, des luminaires, une citrouille sera bientôt creusée et monstrifiée et quand les enfants seront couchés je fermerai les yeux sur les morts qui ont taillés ma vie et ce que je ferai ne sera pas transmis ici – mais dans d’autres temps j’aurais été brûlée comme sorcière. Je ne me déguise pas pour effrayer les esprits, je préfère les laisser venir et les écouter.

Cette existence de tous ces Mondes participe à mon écriture, et je crois en la force des mots de cette année – cela s’appelle aussi se voiler la face. Je me suis préparée autant que possible, mais je pêche beaucoup dans cette pratique. Les enfants, les douleurs, la fatigue et cet amoncellement d’idées dans la tête font de moi un être particulièrement brouillon. J’ai beau essayer, je n’y arrive pas. J’ai plus d’excuses valables que de raison, je dois surtout me rendre à l’évidence : j’ai une écriture bordélique. Mais j’y crois. Alors ça finira bien par donner quelque chose.

Le mois qui vient devrait donc peu me voir, si je réussis mon pari d’écrire ce roman ou à tout le moins des nouvelles. Pour m’aider, j’ai tenté de planifier le roman – avec l’échec que l’on connait – et j’ai regardé à m’entourer de ce dont je vais avoir besoin : logiciels (word, etc), inspiration (photos, musique, livres), musique (existence à part entière qui fait flotter les mots devant mes yeux), mon carnet que j’ai noirci de pattes de mouche, les HE pour les tendinites et le casque pour m’isoler est posé sur mon bureau. Et puis un petit tableau excel pour voir mon retard s’accumuler – l’optimisme à ses limites quant à la réussite de ce projet, 50 000 mots en un mois est un graal dingue.
Mais donc. Nous avons travaillé avec LeChat à traduire ce dossier trouvé – je refuse tout lien avec Google, et excel se plie différemment aux mathématiques – les formules et l’anglais d’un fichier Stats pour le Nanowrimo. Au choix, il m’aidera à voir comment progresser ou m’enfoncera dans les affres de l’échec. N’hésitez pas à le récupérer pour vous, s’il vous semble utile !

En trois mots – parce qu’un seul laisserait croire que je suis capable de concision – je suis prête.
Je. Suis. Pas. Prête.

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

4 commentaires

  • Céline

    Ouiii ! C’est parti pour le nanowrimo !

    Je te souhaite une belle traversée à travers ton écriture ! Et que les mots, et que les chiffres s’amoncellent dans ton petit tableau excel ! (Pour écrire, j’utilisais de mon côté le logiciel Scrivener, il calculait tout pour moi, ça m’a maintenant dans le rythme) Je pense que tu vas y arriver ! Le principal, c’est que tu restes libre de tes mots ! (et de toute tandinite ^^)

    Je ne participe pas, 50 000 mots en 30 jours, c’est beaucoup trop ambitieux pour moi et j’écris mieux à Noël qu’à la Samain… Et j’ai encore trop de livres à vendre pour penser à en créer un nouveau.

    • Dame Ambre

      On verra ça bientôt ^^ C’est une drôle d’aventure ! Je n’ai pas réussi à écrire avec Scrivener, ni aucun autre. J’ai tout tenté, quelque chose (ma fibre esthétique qui écrit par l’inspiration, sans doute, qui n’était pas comblée). Pour la liberté des mots, ça devrait être correct ; pour les tendinites, vu que j’en ai déjà deux depuis quelques temps, ça va me ralentir mais si j’en n’ai pas davantage ça ira ^^

      Je comprends, dommage, ça m’aurait bien plu qu’on se motive ^^

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