Sous la pluie

Et me laisser aller à

route foret

 
 
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  • Les livres s’empilent, pixels et réels entamés ; Le dernier elfe pour sourire sourire sourire et rire surtout, King Kong Théorie pour survivre, Roublard sans conviction mais avec tristesse pour la perte d’élan, Déraillé finalement lu par LeChat puisque je n’avance pas, Pas assez pour faire une femme quelques pages et il me faut aller plus loin parce que bordel les mots, deux magazines Flow envoyés dans un colis, cent six blogs. La liste est tombée à seulement ça, depuis que j’ai perdu deux gigaoctets de livres, souffrance du numérique.
  • Les courriers me parviennent, papiers magnifiques d’amitiés. Je reprends les correspondances à l’écriture manuelle, et je ne sais plus pourquoi je m’étais arrêtée. Il y a cette sensibilité particulière de la lenteur de la pensée, celle qu’on pose et celle qu’on reçoit. Deux instants séparés de quelques jours, déjà dépassés, délicieusement dépassés. Je vous aime profondément pour ce cadeau.
  • J’ai perdu le fil de ce que je comptais écrire, perdu la mémoire de la trame. Je n’ai que la douleur en tête ou la tension de la torture qui s’en viendra.
  • La douleur s’installe, dans la main – mais qu’ai-je donc déplacé – le poignet, l’épaule, les cervicales, le coude, toujours les mêmes et finalement elles sont nouvelles, chaque jour apporte sa nouveauté de torture, l’usée et la neuve. Et puis finalement sont les mêmes. Il n’y a pas de sens, de direction, de murs dressés. Je ne fais que perdre mon nom. Il y a toutes ces étincelles qui meurent, je sombre.
  • Quelque chose doit merder, je souffre essentiellement le soir – et puis j’ai déménagé la cuisine, ça manquait d’intelligence certainement.
  • Plus de projets. C’est la fin de tout, de toutes les vies, si je ne peux créer et je ne peux pas puisque s’échappe la pensée.
  • Je tiens. Bancale. Je me noie juste ce qu’il faut pour forcer l’écriture, ça ne tiendra pas sur le mois. Qu’on me trouve un ordinateur portable qu’au moins je sois calée sur des oreillers… cruelle est l’obsolescence qui a tué mon écran.
  • Je voudrais hurler juste pour que quelqu’un entende. Et soulage. Un cri brisant les sources jusqu’aux origines. Mais il n’y a que ce clavier et ma séparation avec l’humanité. Monde, que tu es loin…
  • Il reste la musique…. de mains en mains de fils en fils … je suis un pantin je déambule toujours plus loin… et si je peux j’affronterai tous vos regards … je cherche une lame qui saura couper le fil.

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L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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