Dualité. Silence et mots se brouillent

Dualité. Silence et mots se brouillent

forêt silence et soleil à travers les arbres

. Je n’écris plus rien qui soit. Mots émaciés qui s’effondrent, stagnent, sont figés. J’écris le vide, je ne sais pas encore remplir l’espace blanc, il reste cette solitude infinie face à face. J’avance les mots sans les contraindre et n’en tirerait rien hormis l’habitude de se poser devant l’écran et d’écrire en silence. Je sonne creux sur la page. Grignotée.

. Je m’écris dans une liste qui grandit s’extasie de vie incongrue. Je me projette très doucement dans des projets encore légers où la vie se forme étonnamment, comme une troisième naissance. Je vis l’avant l’après, je change les angles, je me redéfinis. Improbable. Je m’écris autrement dans des arrondis de calme, je me pousse en avant dans le miroir et je pars. Ailleurs.

. Les jours peinent, j’apprends petit à petit les personnes touchées directement, elles s’allongent de larmes, de terreur ou de colère. Les coups de massue se précisent sur les visages qui défilent encore. L’invisible prend une forme brisée que l’incompréhension explore sans rien pouvoir en toucher. La vision se trouble entre les doigts de l’humanité qui se trompe de chemin en prenant les armes contre son voisin.

. Vagues artificielles attendues incohérentes. Jours sombres.

. Silence

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