Il suffit d'un mot

Demain j’effacerai les ombres


 

ciel séparé


 

J’ai tout effacé, je me suis gommée. Le silence. Plein. Là. Je suis à fleur de corps, je m’attends à une certaine voracité du temps. J’ai l’impression de devoir combattre des grains de poussière qui se soulèvent sans le moindre coup de vent.

Lorsque Hibou joue à cache-cache avec son frère, il teste la solidité des murs, dès fois qu’il serait caché derrière. Il revient souvent vers le mur arrondi de l’escalier et il pousse, il cherche sans doute un passage secret. Il n’y en a pas. Nos murs sont décevants.

Je viens de recevoir ma première demande sponsorisée, via la boite mail spécifique à mon blog et ne servant qu’à lui. Il y a une personne qui a pris la peine de venir sur mon blog, de chercher mon mail et de m’écrire. Je suis rentrée dans la cour des grands sans même en avoir vu la porte, et ça ne m’a pas arraché un sourire.

Nous n’aurons pas la prime de noël bien que je sois au RSA, parce que LeChat travaille. Par contre nous avons le droit de payer la lourde taxe d’habitation qui vient de nous exploser à la figure, la mutuelle qui augmente allègrement grâce à une nouvelle directive de la Sécu pour les quasi CMU – ce qui revient à pleurer d’une telle démarche -, et les diverses assurances qui profitent de la fin des contrats pour hausser le ton financier. Je me demande à quel moment on s’étrangle. Moi j’ai envie d’attendre un peu, j’ai envie de respirer encore, j’ai envie de nous acheter ces chaises d’occasion, j’ai envie de dévaliser l’appartement de n’importe quel politicien. Juste pour m’en sortir un peu. Juste. Pour. Rééquilibrer.

Je me force à écrire, j’ai du mal à vous répondre.
Demain peut-être.
 
 
 

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