Je vous souhaite d’être follement aimés*


*Titre d’un film
 
 

vœux année 2016 je vous souhaite Alice au pays des merveilles
 


 

Le réveil brutal par l’enfant qui hurle m’a plongée en moi. La fatigue qui est mienne me pousse à m’évader, ce début d’année est la continuité, sans surprise, de celle que je quitte : géniale, familiale, fatigante – je sens la journée tendue se tendre encore et encore et je ne sais si elle se rompra. La communication ne passe pas avec les enfants, ils sont ailleurs et nous n’arrivons pas à suivre leurs pas et leurs cris. Alors j’ai pris mes crayons, et j’ai créé une carte de vœux en pensant à une jeune maman passionnée par Alice au pays des merveilles, et je me dis qu’elle devrait lui plaire – même si moi je lui vois tant de défaut que j’hésite vraiment beaucoup à l’envoyer. Le dessin est une activité relaxante… D’ailleurs, si l’envie vous prend que je vous envoie une carte, faites-moi signe – avec votre adresse. Je me contente pour l’instant de répondre à ceux qui m’ont écrit – promesse de réponse en ces lieux, ne désespérez donc pas ainsi – mais je pense à tous et je vous envoie par la pensée bien du bonheur et de la joie.

LeChat a tenu à me faire veiller jusqu’à l’aiguille passant minuit avec un doux câlin. Nous avions mis le téléphone en mode je-me-tais et je l’avais oublié, complètement. Quand Blanche a tenté de me joindre ce matin, je me suis rendue compte de cette absence de présence et soudain mon téléphone s’est réveillé et il sonnait à tort et à travers, dans un sens, dans un autre. Je réponds, je réponds, je suis réveillée depuis tellement tôt et pourtant je n’y pensais pas, je dormais encore. Je souhaite tout le bonheur aux gens toute l’année alors je crois que le premier jour de l’année, je l’oublie. Je ne dépose pas que ce jour, je dissémine tout au long des jours, alors ne m’en voulez pas si je ne viens pas spontanément vous le dire : douce et belle année aux personnes qui me lisent et qui ne me lisent pas, aux connus et aux inconnus, aux regards vides et aux regards pétillants, aux doux et aux brusques, aux vivants et aux autres. Je vous souhaite que ce qu’il y a en vous s’ouvre, se libère, vive avec force. Je vous souhaite de vous trouver et vivre mille vies – si je l’envoie à l’Univers cela vous parviendra forcément.
 


 
Je me suis mise à l’anglais plus sérieusement. Comme ça. Sur un blog une Dame parlait d’un site où elle apprenait le néerlandais, j’ai cliqué et je ne voyais pas l’intérêt pour moi de passer à une autre langue que l’anglais – non vraiment l’anglais déjà c’est un gros morceau psychologique à avaler – alors me voilà à apprendre cette langue. Sauf que. C’est très facile. Je suis blasée tellement c’est facile, je vais devoir faire les exercices très vite pour avancer et apprendre quelque chose – bon j’ai tout de même ré-appris qu’il fallait un S à la troisième personne du singulier sauf cas exceptionnel. Cela fait des années que je regarde les films en VOST, j’ai forcément retenu des choses – et d’ailleurs je suis capable de dire quand la traduction est mauvaise ou qu’ils ont oublié des mots. Je vais forcément y arriver. Je me donne l’année pour faire des progrès marquants – nooooon ce n’est pas une résolution, je ne vous crois pas vous mentez.
 


 
Je me perds dans les livres et c’est le plus doux que je puisse m’offrir pour l’instant. Bobin a un style particulièrement porté sur le journal intime, et si parfois je ne suis pas passionnée il me rattrape avec sa poésie. Il a le sens de la beauté des mots, c’est un plaisir rarement rencontré. Je plonge également dans un univers passionnant tout en corrigeant l’auteur, car j’ai le grand honneur d’être bêta-testeuse – est-ce que cela se dit hors informatique ?. Je crois que c’est exactement ce dont j’avais besoin, travailler. Je suis épuisée mais mon esprit ne tient pas en place et le canaliser sur une lecture/correction est juste parfait.
J’ai trouvé mon futur travail : correctrice de romans. Et avec ma paye, je me comblerai en thés, en carnets, puis avec un cinéma par trimestre, des baffles qui ne grésillent pas et des vêtements pour mes enfants – voire pour moi, soyons fou. Le projet étant posé, je vais frapper aux portes des maisons d’édition avec mon enthousiasme, et mon manque de diplômes ne sera qu’une ombre que le vent balayera.
J’aime planifier mes rêves. Il faut bien ça pour les réaliser.

 
 
 

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