Il suffit d'un mot

Les nuits sont imprécises


 

pappus coloré imprécises


 

J’ai écrit des bouts. Je ne suis pas morcelée je suis simplement fatiguée, en crise, harassée d’un poids – ce n’est rien, rien que la maladie qui parle un peu fort. Alors les bouts sont restés là, le resteront. Je passe en privé cette partie étrange de phrases commencées et imprécises, jamais terminées. J’ai sans doute des choses à exprimer, mais je ne sais pas non plus lesquelles. Je suis dans cet instant où le cerveau est grignoté d’épuisement, et dans cet espace là il meurt sur les pentes. Je glisse. Je vais bien mais je glisse.

Je note pour vos yeux cette phrase que j’ai écrite en refermant Tout le monde est occupé de Mr Bobin. Parce que si je doute de l’égaler, malgré tout il me conforte dans l’idée que je peux écrire ce que j’ai dans la tête :

Je comprends qu’écrire, même soi, surtout soi, c’est privilégier la poésie des mots.

 
 
 

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2 Comments:

  1. La photo est magnifique. Et ce texte aussi. Si les mots sont écrits, c’est qu’il le fallait. Garde-les en secret, éparpillés. Je serai heureuse de te savoir mieux quand ça arrivera 🙂

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