1/52 photo project – Morning

1/52 photo project – Morning

boite de thé morning matin
Je découvre légèrement en retard via ce joli blog, le projet que voici. Je suis nulle pour tenir les projets sur le long terme mais je vais essayer tout de même. Pour la beauté des photos et pour changer de ce que je photographie habituellement.

Morning… Le matin je n’ouvre pas les yeux. Je commence par percevoir cette sensation étonnante de réveil. Parfois je suis dans le rêve, je le continue, ne lâche pas ces précieuses images, parfois je prends simplement conscience d’être là, présente, quand l’instant d’avant je n’y étais pas. Je peux rester ainsi très longtemps entre les deux mondes avant de m’apercevoir que tiens au fait, je pourrais me lever.

Le matin je bois du thé et ce n’est plus jamais le même, cela dépend de mes matins, cela dépend des mes nuits, cela dépend de mes envies ou de la main qui choisit sans réfléchir.
Il y a le thé des loups à l’orange châtaigne chocolat, qui me ravit souvent parce qu’il a ce gout et en même temps une certaine neutralité matinale – dans la journée il a cet autre gout de journée, ce n’est pas définissable. Juste avant c’était ce thé là, offert par Reno un jour qu’il était passé à la maison ; c’est à partir de ce thé que je me suis réouverte à l’idée du multi-thé, je n’ai plus cette manie de n’en boire qu’un jusqu’à finir la boite. J’ai ce faible certain matin mélancolique, pour Je reviendrai à Montréal, le meilleur thé au sirop d’érable que j’ai bu jusque là de ma longue vie d’intoxiquée. Et puis ce thé là, aux agrumes, qui me rend folle à l’odeur et à la dégustation – un peu comme celui à l’érable.

Le matin, je ne fais pas mon petit déjeuner. LeChat a l’extrême gentillesse de me préparer ce que j’appelle le budwig-sans-crème – ou le miam, mais ce nom je ne m’y fais pas. Il me serait impossible de couper tous ces fruits, particulièrement au lever alors il me le fait et il ajoute un ingrédient spécial, plein d’amour.

Le matin, je suis dans le silence. Je laisse à mon cerveau embrumé le temps de se réveiller, d’émerger, de sortir de ce brouillard. Je suis encore entre les songes et c’est dans ces instants là que je regrette le plus d’habiter en ville : j’aimais par-dessus tout déjeuner et boire un thé, les yeux dans les yeux de la montagne, des oiseaux et des biches. Cela me manque terriblement.

Le matin, je ne suis pas encore complètement moi dans la maison, il n’y a pas de lundi de mardi ou de dimanche. Je suis à l’intérieur de moi, je médite sur les sensations de mon corps, je ne suis pas dans ma journée : je suis encore un peu dans la poésie des nuits.
Et si un enfant me l’enlève, s’il crie s’énerve boucane dans ses jouets, je reste dans cet état jusqu’au soir.
Mon précieux moment.