branches emmelees

Je m’assois. C’est une journée où je passe mon temps à m’asseoir et il m’épuise bien, ce mouvement que je ne termine pas. J’ai tenté de prendre un crayon pour dessiner, j’ai fait trois traits – effacés. J’ai voulu m’installer et écrire un mot, deux mot, une phrase. J’ai perdu le fil. C’est une journée, c’est deux journées, c’est toutes les journées. J’ai une fatigue déchirée par des besoins inassouvis, je suis grignotée très exactement où il ne faut pas, ça ressemble à une présence intense, infernale, à l’intérieur de moi quelque chose hurle de ne plus m’écouter écrire. Ça hurle si fort, je ne sais plus me dire, je ne sais plus aligner les mots, je ne sais plus. Je meurs, je me creuse, je ne sais même plus ce que je dis habituellement sur ce blog. Rien de plus, sans doute.

Il est 21h22 et j’arrache ce temps de quelques mots, à une lecture d’histoire très en retard sur notre temps. Les enfants se coucheront tard, je n’aurai rien dit de l’essentiel.

 

 

Le fabuleux pouvoir d’abstraction de Hibou, 4 ans :
_ Attention papa tu es sur le mur.
_ Ah. Dans ce cas toi aussi !

_ Ben non. (se déplace) Quand je suis là je suis dans mon vaisseau spatial (se replace) quand je suis là je suis pas dans le jeu.

 

Dame Ambre

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement.

(Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

D'autres mots d'hier et d'avant avant-hier

3 Comments

  1. Je trouve la photo loin de la douleur, cela t’apporterait-il peut-être un peu de calme ? Tes mots encore une fois me transpercent le coeur. Et Hibou me fait sourire. Je ne sais pas ce que c’est quand la douleur nous fait presque cesser d’exister. Ces trois traits que tu effaces, c’est peut-être un signe de résistance.
    Je continue de te lire, même si je reste silencieuse parfois.

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