Ecriture

Atelier d’écriture : décrire un silence

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Atelier des scribtonautes : (écrit rapidement, juste pour le plaisir de participer. Trop rapidement, puisqu’il y a des répétitions)

Décrire un silence

Ce matin là, les nuages trainaient dans un ciel un peu paresseux : on aurait pu le penser immobile tant même l’air semblait figé. A pas feutré elle avançait dans la neige, fragile paysage endormi et immaculé. La solitude l’enveloppait, absorbait jusqu’à son souffle. La tranquillité des lieux apaisait la jeune femme, à en oublier cette exigence du monde de remplir les silences, ces effrayants silences. La tempête intérieure qui l’avait poussée à marcher dans le froid s’extasiait maintenant sur ce paysage comme assourdi. Elle ne savait plus si elle pleurait quand elle était partie, ce n’était plus important ; elle observait au loin ce silence blanc et ils échangeaient leurs pensées pour qu’elles se taisent à jamais, là, sous ce coton blanc.

 

Et puis j’ai vu sur le forum, qu’il y avait ailleurs une consigne fort intéressante, à savoir « sans utiliser les mots qui sont le plus souvent reliés à la situation ». Et donc ici :

Décrire un silence, sans utiliser le mot : silence, son, bruit, calme, voix, et musique.

Ce matin là, les nuages trainaient dans un ciel un peu paresseux : on aurait pu le penser immobile tant même l’air semblait figé. A pas feutré elle avançait dans la neige, fragile paysage endormi et immaculé. La solitude l’enveloppait, absorbait jusqu’à son souffle. La tranquillité des lieux apaisait la jeune femme, à en oublier cette exigence du monde de parler sans relâche, de combler les espaces de paroles. La tempête intérieure qui l’avait poussée à marcher dans le froid s’extasiait maintenant sur cette campagne comme assourdie. Elle ne savait plus si elle pleurait quand elle était partie, ce n’était plus important ; elle observait la douceur ambiante du paysage et ils échangeaient leur pensées pour qu’elles se taisent à jamais, là, sous ce coton blanc.

 

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

4 commentaires

    • Dame Ambre

      Mais ?? 😀
      C’était l’hiver 2014/2015, lorsque nous étions au Canada. Une neige extraordinaire et puis ce vent, glacial au demeurant ( -19°C en ressenti), qui dessinait dans la neige comme des dunes de sable dans le désert.. sans les traces de pas, cette photo aurait pu donner l’impression de survoler depuis un avion, un paysage désertique et blanc 🙂
      (ou d’une manière plus terre à terre, cette neige me fait penser à de la meringue 😛 )

  • la souris

    Je commençais à déraper en lecture diagonale (j’avoue) et la réécriture m’a arrêtée : je me suis soudain mise à sentir cette espèce de silence/froid de soulagement… C’est dingue comme quelques mots peuvent tout changer, et faire passer de l'(exercice d’) écriture à la création d’un instant.

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