Ecriture

Les évidences simples

 


 
évidences simples
 

fleurs sur branches rose évidences simples


 
 

C’est arrivé.

 
Ranger nettoyer trier jeter.
Ce n’est que du rangement visible de ce qu’il se passe à l’intérieur,
une contrainte physique de ce qui se cache.
Je ne cesse de me rencontrer sans me reconnaitre.
Peut-on se cacher de soi ?
 

L’insomnie après le livre.
Réaliser après  le livre.

Magnifique lecture transgénérationnelle
qui me posait dans l’inacceptable avec le reste du monde.
Je n’étais pas seule, il y avait Vous,
il y avait les failles et les secrets, la culpabilité et la vie.
Qui pose la question.
Pouvons-nous tout pardonner ?

 

Il est difficile de composer avec une vie dont on ne détient que des fragments,
quand on n’a même pas idée de ce qui nous échappe,
quand tout autour de nous n’est constitué que de pièces manquantes dont on ignore les contours.

Valérie Tong Cuong

L’écriture qui s’ouvre en décalée,
Tout ce que j’ai écrit et qui ne veut plus rien dire,
le roman en préparation qui s’effondre sur la découverte
Il va rester là sans corps ou trop de ces corps-là
Ce que j’y écrivais, c’était ça. Avant de le voir je l’avais écrit.
Je ne peux plus continuer ce qui est.

Je deviens quoi ? Je dis quoi.

 

 
L’enfance crie dans la terre
et les mains pleines d’échardes
m’ont été présentées trois fois.
J’observe leur liberté, je n’écris pas je n’écris plus
je pense moins à Lui je ne pense qu’à moi, ce moi perdu
qui se retrouve et se perd, s’emmêle.

J’écris comme si je marchais pour la première fois.
J’immobilise le passé et le dénoue
je me découvre. Autre.

C’est un peu demain, ce sera une ombre les cheveux blanchis.
Dehors je ramasse le froid je ramasse les corps
ou alors juste le sien ou alors juste le mien
J’effleure je fouille je saccage l’intimité d’un mort
pour une impossible réparation.
Suis-je ?

Oui. C’est un peu demain.
Mais une heure avant.
 

C’est arrivé.

 
 
 

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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