Fait main, écologie

Le plaisir retrouvé de la couture

Je ne travaille plus. Il y a neuf ans, j’ai perdu un travail qui me plaisait mais dont l’ambiance tendue me pesait énormément. L’ambiance s’étant soudainement déplacée sur mes épaules, j’ai accepté le harcèlement dix minutes, le temps de prendre conscience de ce qu’il m’arrivait. Et j’ai démissionné. A la lueur de ce qui m’est revenu récemment, je comprends pourquoi j’ai stoppé net la chose. Trois jours après ma perte d’emploi, je me mariais avec une sensation de liberté intense, j’arrêtais ma pilule et deux mois après j’étais enceinte. J’ai enchainé mes deux congés parentaux, j’ai refusé de faire un troisième enfant – enfin c’est ma patience usée qui a refusé – et je me suis retrouvée au RSA (le désormais « prime d’activité »).
Mon mari travaille, et le salaire n’est pas des plus élevé. Nous vivons bien les rares mois où il fait une nuit au noir, c’est un petit supplément dans le mois qui permet des extras avec les enfants : une respiration dans le cordon serré de notre bourse.

Je ne peux pas vraiment travailler. Les enfants sont à la maison, on y fait l’école. Il y a la maladie qui m’empêche de faire ce que j’ai fait un temps (au prix d’arrêts maladie de trois mois et de béquilles). On peut le tourner comme on le souhaite, c’est compliqué. Et pourtant, cette envie de participer aux revenus de la maison, ce besoin de m’occuper les mains, d’être utile…

Cela doit faire huit ans que j’y pense, mais je manquais cruellement de confiance dans mes capacités, au point que je me suis blessée sur une commande qui m’était faite, certainement parce que j’angoissais de la faire. Après ça, j’ai mis un petit moment à oser retoucher à ma machine, et quatre années à oser repenser la vente. J’y suis de nouveau, avec toute la confiance en moi nécessaire pour de petits travaux. Comme des lingettes pour bébé, des écharpes, je commence à avoir des idées, des envies, je fourmille de joie avec les tissus entre mes doigts : c’est le bon moment. Cela m’est venu après avoir fait des lingettes, à la main (je ne referai pas ainsi), pour trois personnes. Et si je…

Alors je vous présente les deux lingettes faites aujourd’hui : coutures non-apparentes, en éponge et coton, un carré de 11 centimètres.
Bientôt, j’en ferai par lots, avec sa boite de rangement.
Je me lance dans ma vie de couturière 🙂

lingettes bebe-orange-tissu-eponge-coton

lingettes bebe-orange-tissu-eponge-coton-monstres

lingettes bebe-tissu-eponge-coton-monstres

Edit : je rajoute une lingette que je viens de terminer. Elle est d’un style très différent, davantage pour un goût parentale sans doute, elle est rouge elle est flash elle est très présente et c’est la préférée de mon mari quand je préfère des couleurs plus calmes, plus zen. Je me suis dit, en achetant ce tissu, qu’il plairait à d’autres que moi. Il m’a fait penser aux dessins que je vois dans le magazine Flow, alors il avait toutes les excuses du monde pour être acheté. Et vraiment, avec un tissu éponge rouge, cette lingette rend vraiment bien 🙂

lingette-bebe-rouge

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

4 commentaires

  • sweetiejulie

    On peut en commander même si on n’a pas d’enfant ?! J’en voudrais bien pour moi hihi.
    Zou zou zou, oust le stress et le manque de confiance, c’est super joli. Tu distilles de l’or dans les mots, et voilà que je découvre que tu as aussi de l’or dans les doigts 🙂

    • Dame Ambre

      Oh oui on peut, bien sûr 🙂 Les lingettes, on s’en sert beaucoup pour le visage ! Je n’ai que les tissus que tu vois en photo, mais si tu préfères autre chose, je peux acheter un tissu que tu choisis toi.
      Merci de tes mots, j’ai un besoin de créer tellement fort que parfois il y a bataille entre les mots dans la tête et le besoin des mains à créer aussi 😀

  • Minka

    Et moi j’écris dans le livre d’or qu’elles sont aussi pratiques que jolies ces lingettes ! Et que ça marche impecc pour se démaquiller aussi 🙂
    Et je n’oublie pas de prendre les mesures pour ma jupe, dès que mon poids s’est stabilisé.
    Bises et bonne chance et toute mon admiration !

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