Vous par-ci par-là, inévitablement là

 
Parfois. Juste un peu. J’envie – en toute légèreté parce que ce mot vraiment est inadéquat -, les blogueurs qui tiennent des rendez-vous hebdomadaires avec leurs lecteurs. Je ne saurai jamais faire. J’ai vaguement tenté à un moment sur je ne sais plus quelle lubie qui était passée par moi, je n’ai pas réussi. Je ne suis pas fidèle aux rendez-vous que je pourrais poser sur mon blog, dans ma tête je vais trop vite, je ne voix pas les jours passer, j’ai déjà mis en place trois autres projets, voire je suis partie en forêt pour la journée avec une envie dévorante de tout photographier. C’est un peu pour ça que j’ai ouvert une page Facebook : y poser là-bas ce que j’oublie de transmettre ici. Alors je ne m’engagerai nullement à vous partager davantage en ces lieux, et je vais me contenter de l’instant présent à vos côtés.

Je l’ai bien sûr partagé sur Twitter puis sur Facebook, mais cette fois je ne suis pas pleinement satisfaite. Je sais bien que vous n’y êtes pas tous, que vous êtes bien plus dispersé que cela et je souhaite souvent partager mieux, ici. Alors voici quelques pépites ou immanquables, des merveilles à divers degrés, des mots à lire absolument :

Une maison d’édition
La maison d’édition jeunesse L’école des loisirs, a changé de ligne éditoriale, sans prévenir. Le bouleversement suscité a donné naissance à ce blog. Des auteurs y posent leur ressenti, leur souffrance parfois, leur tristesse essentiellement. En tant que lectrice, je me sens solidaire de ces auteurs que nous ne verrons plus, qu’il sera plus difficile de suivre. Je suppose qu’émergera ailleurs, ce qui va manquer dans l’immédiat. L’école des Loisirs sombrera dans la masse, une ou plusieurs autres émergeront grâce à ce retrait : un équilibre viendra après la tempête.

Une surdouance en relief
Un texte particulièrement intéressant sur les personnes douées/surdouées, avec une mise en parallèle du handicap généré. Il ne donne pas de solution immédiate, il se contente d’une mise en garde sur les fractures générées au sein de la société dans la mise à l’écart systématique des pensées différentes.

Un mot
Un mot ou alors un son, une pensée qui s’échappe du papier, une danse bouleversante. A.C. Hello parle de son expérience d’écriture, de mise en mot ou plus profondément de cette parole qui s’en arrache et vit sa vie d’une manière si totalement autre et si totalement imprévisible. Elle a cette pensée incroyable qui va sur mille routes et où je me suis retrouvée dans l’instant, je voyais se dessiner ses pensées, les chemins qu’elles prenaient et ceux qu’elles ne prenaient pas, je me suis plongée dans ce qu’elle laissait entrevoir et j’aurais aimé en lire davantage, m’y immerger encore et encore. C’est dans ces instants de lectures fugaces que je m’aperçois de ma non-maitrise de la langue, parlée comme écrite, de ma non-maitrise de la retranscription de ma pensée. Ou alors seulement, de cette non-confiance en moi à m’y poser.

Une dessinatrice :
Je viens de découvrir Julie Charbonnier, et je vous laisse admirer son univers très doux puisque terminer sur une douceur, c’est cela la joie du monde :

Julie Charbonnier

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