J’ai supprimé les 402 brouillons de mon blog, un par un. J’ai sauvegardé des phrases, j’ai publié des articles qui étaient resté en plan – que vous ne lirez que si vous souhaitez revoir tout mon blog – mais essentiellement j’ai jeté les mots, les phrases, les lettres et les virgules. En me lisant j’ai retrouvé des fantômes, des sourires, d’anciennes larmes. Je devrais écrire, j’ai dérangé un éditeur pour ça, je lui ai posé une question sur un appel à texte qu’il organise et il m’a répondu avec délicatesse, gentillesse, tranquillité, je devrais écrire maintenant et je ne fais que lire, je lis des mots brouillons, je lis Xenakiset je ne sais plus où j’ai lu il y a là juste quelques jours d’un livre sur son père, c’est fou de perdre des lectures -, je la lis et je comprends que je n’aimais pas les mathématiques dans la musique et qu’elles auraient du se suffire à elles-mêmes puisqu’elles y étaient déjà, je lis deux autres livres dont un qui m’a angoissée si profondément que je me suis demandée si j’en dormirais de me replonger comme ça dans le viol conjugal, je lis les blogs qui se signalent dans ma barre, je lis des articles passionnants –partagés sur FB si le cœur vous en dit -, je lis en équilibre et me demande ce que je vais sortir sur le papier, ensuite. Je devrais me presser, un peu. Le temps se compte, il me reste quatre mois et c’est petit ce temps il est raccourci de toutes les vies que je vivrai en parallèle alors je m’inquiète, combien de projets puis-je mener à terme ? Je reste songeuse, je n’écris que peu, je ne sais pas ce qui devrait venir et ce qui s’écartera, une telle liberté et je n’en profite pas. Mais qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Cette barrière folle qui reste entre moi et moi, et que je vais dument regretter si je ne vais pas au bout de cet appel là, tellement fait pour moi. J’ai le corps fatigué par une douleur encombrante de mouvements, je peine dans mon identité ; une résonance d’absence, de rythmes lents. Je voudrais assembler cette somme là dans l’écriture, je comprends que les mathématiques y sont présentes également, je cède devant ce qui est évidence. Que lui dire vingt-six fois ?

Il faut laisser venir les fantômes. Il faut laisser venir les secrets.

 

schéma se répète plantes gouttes laisser venir
 
 
 

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