Ecriture

J’écris pour ne pas être tuée par ce que je n’aurais pas dit

J’écris. Est-ce suffisant.
Aurai-je le temps de vivre ma vie d’écriture – vaste question traversante.
Je me suis mise à respirer en écoutant Marguerite Duras sur Arte, comme si je retrouvais enfin ce qui me manque tant dans l’abécédaire : une écriture au service de soi, l’affrontement de ce qui me façonne. L’écouter, c’était déjà écrire.
Je ne sais pas. Pourquoi. Ou comment. Le jour où Bruno Tessarech m’a dit que j’avais son écriture, il m’a liée à elle. Je vois ses failles, ses manquements, ses douleurs, je sais ce que l’écriture a sauvé d’elle, je sais ce qu’elle n’a pas écrit et l’a tuée.
C’est cela, que je dois écrire. Ce qui tue.
 

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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