Il suffit d'un mot

A 2h30 du départ, rien

15h20
Autour de quelques mots et d’un passé lointain, je me suis posée. La douceur d’un échange aide beaucoup, lorsqu’on ne veut pas partir… Je nous prépare, pourtant. Je nous mets en valise, je nous mets en sacs, je nous mets en retard. Je traine… que faire d’autre. Si je vais trop vite, le muscle de ma jambe m’explique la vie. Une bonne excuse pour boire un thé, pour ne pas trop en faire. Je voudrais rester là dans mon écriture, j’ai tant à dire. J’ai toujours, tant à dire. Est-ce qu’on peut se taire parfois, dans l’écriture ? Oui sans doute, je n’aime juste pas l’idée..

J’ai envoyé l’Abécédaire à l’éditeur. Il ne m’appartient plus. Cette écriture-là terminée, j’ai ressenti que plus jamais je ne pourrais me remettre à écrire, plus jamais je ne pourrais écrire ce que j’avais à dire. Comme brisée. De fatigue. Et puis je ne sais pas exactement, je remonte doucement. Alors peut-être, je vais pouvoir continuer. J’espère que cela ne me fera pas ça chaque fois que je vais écrire quelque chose et l’aboutir, cela va être détestable – et je ne supporte pas bien ce qui est détestable. Non vraiment, je n’aime pas l’idée de me taire.

Nous avons appris à la chatte à passer par la salle de bain pour sortir et entrer. J’avais l’impression qu’elle nous prenait pour des fous – enfin, encore plus. On a installé une table à cheval sur la baignoire, elle a suspecté un plan tordu. Quinze minutes pour la convaincre, que même bancal et tordu, c’était la seule concession que nous pouvions faire. C’était cela, où tout le monde dehors – et nous n’avions pas le cœur à ça. Nous sommes donc presque rassurés – disons que je suis presque rassurée, LeChat est confiant. Il est toujours confiant, c’est ce qui me permet d’être en équilibre entre deux émotions.

J’ai pris du retard dans les photos des chatons.. je me rattrape un peu 😉 Photos de ce matin.

16h52
Toujours ce départ à moitié étalé sur le lit, je ne sais pas m’y rattraper. J’appréhende. Encore. Je suis tellement fatiguée, tellement douloureuse, qu’est-ce que je vais aller faire sous leur regard qui n’acceptent pas ma maladie. Je ne sais pas ce que j’y fais, je ne sais pas toujours pourquoi nous allons y faire une maison. Je ne sais rien. Et puis le we passera, sans doute bien, et je rirai de mes inquiétudes, pour y revenir, plus tard, parce que je me serai heurtée à un froncement de sourcil.
Il serait temps de m’en moquer. De laisser glisser. De disparaitre les plis, et de ne plus croire qu’en moi.

C’est un peu comme cet échange, me vient soudain l’idée que peut-être je l’ennuie. Je me retrouve à travailler le fait que si c’est le cas, cela lui appartient, forcément, que je ne peux m’occuper que de ce que je ressens, moi. Ne prendre que ce qui est doux, et continuer.

chaton tigre rien

chaton beige coquillage 1

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chaton beige coquillage 3

chaton beige coquillage 4

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2 Comments:

  1. Bonjour Ambre !

    J’ai tiré sur le cordon, pour que la prise 12V sorte de la boîte à gant et que je puisse capter un peu plus que la 2G qui n’affiche même pas les textes… Enfin, voilà c’est réussi ! Ca marche nickel ! Je suis contente de te lire un peu.

    Ces petits chatons sont vraiment mignons. Quelle bonne idée est-ce de les laisser jouer avec les coquilles ! Ca me donne envie d’adopter un chat. Enfin, qu’un chat m’adopte aussi. Ca plairait tant à la petite loutre… mais enfin, nous avons déjà Jedi qui nous occupe un temps fou, et puis j’aurais peur qu’il aille se balader loin du camion et ne revienne pas au moment où nous aurons décidé de changer de lieu… Bref ! Je me laisse attendrir, mais il ne faut pas. Dans ces conditions, aucun chat ne m’adoptera. C’est pas une vie pour chat. Faut que je laisse tomber l’idée.

    Mes réflexions d’hier m’ont mené un moment sur un chemin proche du tien. Je m’ennuyais, je pensais alors à l’ennuis qui me rend malade, comme si je mourrais dans le présent, et au pourquoi me rend-t-il malade ; et à cette écriture que je lâche parfois et que de la voir tomber comme ça, l’écriture, j’ai le sentiment de gâcher le temps. Alors qu’en fait, en général, dans ces moments là, c’est plutôt que je le prends, le temps. Donc. C’est bien étrange tout ça et je m’interrogeais.

    J’écrirais sûrement sur le sujet mais puisque je m’ennuyais, j’ai fait du yoga (oui, j’ai remplacé Pi par le yoga, je préfère) et je n’ai pas écrit. Même après. Et j’ai lutté contre ce sentiment de gâcher. Ce n’était pas évident. J’ai l’impression de tenir quelque chose, là.

    J’avais peur de ne plus jamais savoir écrire, de ne plus jamais pouvoir. Comme si mettre cela de côté un instant c’était l’oublier pour toujours. C’est un amour possessif en somme.

    1. Oh je n’avais pas réalisé que tu avais des soucis de connexion, contente de te savoir « dans le coin » 🙂

      Un chat étant dans l’âme, vagabond et intéressé, effectivement je pense que ce serait compliqué.. mais je comprends ton envie. J’aurais bien aimé, moi aussi, mais LeChat n’est pas d’accord (et comme je rejoins ses réticences malgré tout, il faudrait que je me fasse changer d’avis moi-même avant de pouvoir l’en faire changer lui ^^).
      Nous n’avons plus les petits chats, la propriétaire a été retrouvée ! Cela fait si vide, sans eux ^^’

      J’espère que tu en feras un article ? C’est toujours passionnant (tu l’as peut-être fait remarque, je suis en retard dans ma lecture des blogs, je fuis un peu le net pour me reposer le temps que les enfants ne sont pas là).

      Oui, possessif.. Chaque fois je lâche l’écriture un peu, ensuite c’est comme si je ne savais plus. Rien. Impossible. Je ne sais plus faire. Et puis finalement,.. cela revient en forçant. C’est un drôle de mécanisme..

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