L’écrire au bout de la nuit

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Je ne laisse plus mes rêves me raconter.

J’absente
Le rêve

 

LeChat attrape les siens. Il rêve d’escalade, pieds nus, il rêve de liberté et je ne peux qu’observer ce qui m’est inaccessible. Je l’aime peut-être plus encore, chaque fois que je vois se préciser une liberté, une envie, une vie en lui. Il a trouvé, relativement proche, un site d’escalade en soirée, encadré. Il tentera le pied-nu, il tentera de décrocher la possibilité de grimper sa vie au plus proche de lui-même. Je l’admire pour cette capacité qu’il a à se vivre de l’intérieur, et j’aimerais beaucoup le suivre, l’accompagner, faire la route avec lui. Ma pensée le fera, mais comme j’aurais aimé que mon corps y parvienne également..

Je ne dis plus. Les mots, vous savez, les mots. Les noirs les bleus, je ne dis plus. L’écrire, immuable. Dans mes échappées, mes tourbillons – il faut imaginer la nuit lourde des respirations, lourde de ce nous soufflons de rêves – entre deux insomnies lors d’une même nuit où les secondes se regardent, je songe à ce qui fait de moi une personne avec un tel besoin de s’écrire et je n’ai pas de réponse. Pourquoi je l’ai fait, pourquoi je n’y arrive plus. Je suis ancrée dans cette insensibilité, une dépression sauvage, particulière, terrible. Je ne me dis plus. Nulle part. Je peine. Je cherche mon envers, ma liberté de dire ce qui n’aurait pu exister. Je ne suis plus dans l’intime de l’être, je me traine à côté. La chaleur m’accable, le xanthome s’alourdit d’une boule de nouveau, je souffre au contact de tout, je cherche l’intime qui m’échappe. Je ne sais quitter mes pensées, je m’englue. Dans quel monde m’accomplir si tout me semble vain ? Parce que pour quoi être dans l’acte d’écrire, s’il n’y a nulle finalité.

Je cherche davantage. Toujours davantage.
 
 
 


 
 

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2 commentaires sur “2”

  1. Bonjour Ambre,
    Si LeChat veut, il pourra faire de l’escalade avec l’Explorateur ! On pourra rêver ensemble de les voir grimper pieds nus, qu’en dis-tu ?
    Je te souhaite quand même de retrouver une réalité moins élastique, sur laquelle tu pourras rêver de nouveau. Mais pas des rêves qui se la racontent, des rêves pour toi. Les tiens propres.
    Bises !
    Céline.

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