Un point sur les conférences spécialisées sur la surdouance

Un point sur les conférences spécialisées sur la surdouance


 

Je l’avais signalé sur Twitter et Facebook, la semaine dernière se tenait, à raison de deux conférences par soir, un congrès en ligne sur la surdouance. En cliquant sur ce lien, vous trouverez les noms des conférenciers, le programme, ainsi que la rediffusion, désormais payante, des vidéos.

Une vidéo reste en diffusion, celle du récapitulatif de l’ensemble des vidéos, avec les clés ayant été offertes pour se diriger vers le bien-être. Des clés qui sont valables pour tous, et qui sont intéressantes. Je ne relaterai pas ici mon ressenti au visionnage individuel de ces conférences, parce que toutes ne m’ont pas parlé et que c’est avant tout un ressenti pleinement personnel. Juste, dans l’ensemble, je savais déjà ce qui a été parlé et j’aurais eu besoin d’un plus grand approfondissement ou d’aller plus vite. D’un point de vue plus global de cette semaine de vidéos, j’ai retiré un certain enseignement très intéressant, que je vais partager avec vous.
 

Les clés, par conférenciers, retranscrites du compte-rendu final :

– accueillir ses points de faiblesse avec bienveillance
– sans action il ne se passe rien
– se donner la permission de se faire confiance et de se féliciter chaque fois
– savoir apprécier les compliments

– avoir son propre mode d’emploi
– garder en mémoire que l’autre est différent de soi
– se connaitre soi pour mieux comprendre l’autre

– donner du sens à ce qu’on fait
– trouver des mentors
– le regard des autres n’est pas important

– prise de conscience intellectuelle de l’existence de l’instinct d’attachement (le besoin d’être écouté, entendu, compris et soutenu)
– se demander comment son propre besoin a été satisfait
– se dire qu’on pourrait changer et en avoir envie (notion de dépoussiérage, grand ménage)

– se connaitre soi-même intimement dans ses spécificités de surdoué (ce qui permet de voir ensuite plus loin)
– l’estime de soi
– se faire aider, ne pas rester seul, échanger avec des personnes qui pensent de la même manière afin d’être entendus

– être hybride (comprendre les surdoués ET se comprendre soi
– donner des explications aux bonnes personnes, dans les bons contextes pour expliquer qui on est
– être encore plus intelligent pour aborder le monde
– s’occuper de sa santé

– reconnaitre et accueillir ses émotions, les exprimer (attention de « à qui »)
– politique des petits pas : regarder chaque pas et ne pas regarder la montagne en entier
– instaurer deux nouvelles habitudes de bien-être, plutôt que se focaliser sur une mauvaise qu’on veut éradiquer (je prends soin)1
– travailler sur les croyances (« je suis nul »)

– lien entre le mental et le corps
– apprendre par le corps (mémoire du corps)
– utiliser son énergie de manière constructive, s’ouvrir au monde, l’intégrer en s’y intégrant soi
– création de sa voie, son activité (chemin à tracer)
– être dans l’instant présent, afin d’être conscient de nos ressources et des possibles

– se donner du temps, de l’espace pour apprendre à se connaitre
– se connecter à sa créativité
– sortir de sa zone de confort dans un environnement de confiance
 

1 Concernant ce point, il mérite d’être développé un peu ; la conférencière Florence Bierlaire, passionnante, expliquait ceci : le cerveau se focalise sur les mots, pas le but. Le but est de perdre du poids ? Il se focalise sur le mot.. poids. Et donc n’en perds pas. Elle a utilisé cette analogie intéressante : un conducteur, lorsqu’il conduit la nuit et qu’il regarde vers un piéton (qu’il souhaite bien sûr éviter), le véhicule se dirige vers le piéton. Il doit regarder la ligne au sol, au loin, pour se diriger. Le cerveau fonctionne de la même manière.
En changeant le but, c’est plus clair : par exemple ici « perdre du poids » pourrait devenir « me sentir bien dans mon corps » ; au lieu de « poids », le cerveau entend « bien-être ».

La seconde chose en lien toujours avec ce point, c’est qu’il est long de se déshabituer d’une habitude (il faut de 20 à 30 jours pour ça ceci est un mythe, très bien expliqué ici, merci à DieuDesChats (cf. commentaires) ), c’est compliqué, on s’engage dans une bataille contre soi. Il est plus simple d’instaurer deux nouvelles habitudes. Ou une seule, mais deux visiblement aide le cerveau à se focaliser sur quelque chose : il est occupé, il lâche petit à petit la mauvaise habitude qu’on souhaitait perdre.

 
 
Bien que je n’ai pas accroché à toutes les manières d’aborder la surdouance, j’ai aimé ce rendez-vous chaque jour – en différé, je n’avais pas le temps du tout de les visionner le soir, avec les enfants à coucher. C’était des instants privilégiés, des rendez-vous avec moi-même, des écoutes avec mon mari, quelque chose d’un peu précieux. Il semble qu’il soit prévu d’autres conférences dans les années qui viennent, je les suivrai avec beaucoup de plaisir.