Aujourd’hui bu

neige route herbes Aujourd'hui bu
Comme il se doit, la neige n’est plus. Ceci est un leurre.
 


 

J’ai bu mon thé les yeux dans le Congo. Comme une morsure. De ce que j’ai, de ce que j’ai trop, de cette conscience de ce trop qui me harcèle à intervalles réguliers, j’ai réfléchi, encore, me demandant, encore, quoi déposer.
J’ai bu ma tranquillité depuis un canapé élimé, au son d’enfants se disputant pour un papier, une jeu imaginaire, un désir. Je m’enviais moi-même de pouvoir ainsi profiter de ma trop grande fatigue, pour lire un pays qui m’est inconnu.
J’ai savouré la chaleur de la tasse, laissé la saveur m’atteindre comme un don fait à moi-même.
J’ai pleuré.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides
 
 

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