Aujourd’hui blanc



 

Les pages ont ce blanc un peu cassé des anciens carnets. Sous la couverture noire je note les ombres des mots, le survol de l’histoire, le rien qui se heurte à mes journées. Il est difficile à remplir ce blanc, avec tous ses cris ses larmes ses débordements. Les sons l’envahissent quand j’y attends le graffite, je ne sais comme plus faire. Il est éreintant de blancheur, il dit tout ce que je n’ai pas l’énergie de parler de respirer, il dit toute mon incapacité à écrire. Cache toute la déchirure de taire les mots.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides
 
 


 
 

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