Aujourd’hui fallait pas que

Il ne fallait pas que je reçoive, je peinais à être, je souffrais, mes yeux se fermaient, mon fils dérapait de cris. Tout me poussait pourtant. Elle est venue avec ses sourires et sa bienveillance ; j’ai parlé, écouté, parlé, parlé, écouté. Elle a offert son lait sur la main brûlée de Prince, elle l’a écouté s’effondrer et nous avons passé une après-midi entre déraillements et remise sur le chemin, entre lait et aloé vera ; quelques heures sauvées autour d’un thé. Elle est merveilleuse, mon amie.
Il ne fallait pas que je reçoive et pourtant ; c’était la meilleure chose à faire. La seule.
 

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides
 


 


Brocéliande – septembre 2016


 
 

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4 commentaires sur “4”

  1. Il y a aussi que (je crois) tu ne dois pas te sentir obligée de soutenir ton fils seule, et obligée de te soutenir toi-même seule. Quand ça ne va pas, la meilleure chose à faire, tu as raison, c’est de recevoir un ami !

    1. Des années qu’on cherche de l’aide pour lui sans la trouver.. La crise d’hier a été finalement déplacée en milieu de soirée, j’y ai vraiment cru cette fois qu’on l’avait évitée..
      Il est difficile de gérer les choses sous l’œil d’autres personnes, en tout cas.. et oui, recevoir de l’aide est vital. Malgré le fiasco côté crise, ça a été formidable d’avoir quelques heures plus « tranquilles » (par contre je reconnais pleinement, j’ai plus de mal me concernant ^^’).

  2. Une épaule amie peut faire des merveilles. Oui c’est vrai gérer certaines choses sous le regard des autres peut mettre mal à l’aise. Mais un regard bienveillant a le pouvoir de panser même les blessures les plus tenaces.

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