Aujourd’hui j’éviterai de dire que

J’éviterai de dire les cris de la nuit, les larmes débordantes, la douleur d’être mère, où même que j’ai hanté mon sommeil depuis des heures sombres. La longue liste de peurs – enfantines, parentales. Que cela s’est bien ou mal passé, qu’il n’a fait que craquer on ne sait quelles coutures mal jointes de son cerveau angoissé. J’éviterai de dire que nous avons manqué rentrer chez nous par épuisement et par peur – comme celle de lâcher à des amis de longue date que je n’avais plus d’amour – et que nous sommes restés finalement, dans une étrange stabilité fragile, ce qui était doux. Merci.
 

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides
 
 

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