#366 réels

Aujourd’hui je pourrais écrire sur ma tête

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Je pourrais écrire sur ma tête le ciel immense de bleu contenu, les voix éloignées des enfants sous le soleil, la sensation d’été réchauffant mon corps, je pourrais écrire les biscuits à l’odeur intense, les volutes de thé et les souvenirs d’un séjour montpelliérain, je pourrais écrire pour amadouer cette langue débordante en une langue autre, posée, déposée, repos/ée – noire d’ombres, soufflée alors, resplendissante donc -, je pourrais écrire sur ma tête tous les mots échangés aujourd’hui et l’urgent besoin de m’échapper, d’explorer le monde, danser au loin.
Je pourrais oui, pour effacer la fatigue incrustée, cet épuisement lâche et puissant qui.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides – Aujourd’hui je pourrais écrire sur ma tête
 
 


 
 

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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