Aujourd’hui ce qui craque

 

Une mince atmosphère, une tension contrôlée. Est-ce qu’elle le tend ?
Lors de chaque absence, un mur effrité, comme peuplé d’une humidité qui tombe les soirs de fatigue. Alors cette fois, l’escalier un peu déplié. La peinture craquelée ouvre à la fatigue du lieu, se laisse échapper, elle meurt lentement, pendant que nous n’y venons pas. Il se tient dans une extrême fragilité ce qu’Il voudrait parler, que nous touchons du doigt.
J’ai laissé sur la table un peu de cette énergie dorée, un remerciement pour ce que ce lieu nous apporte, qu’il tienne debout, encore, à jamais.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides – Aujourd’hui ce qui craque
 
 

Il vaut donc mieux parler
sachant que
nous n’étions pas censées survivre.


Audre Lorde

 

 

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