Bilan du mois de mai

Bilan musical



 

Bilan émotionnel

Avec un peu de retard, un retour sur ce mois. Je constate que je n’ai toujours pas terminé de relater notre escapade d’avril, avec la tente de toit. Peut-être que je conserve en dedans la plus belle partie ? Je ne désespère pas d’y arriver.
Ce mois de mai aura été difficile sur bien des aspects, doux à d’autres. J’ai eu besoin de me retirer des réseaux sociaux, étant en soudaine incapacité de répondre aux personnes qui me parlaient. Je ne m’attendais pas à ne plus allumer mon ordinateur, de toute la semaine. Une expérience intéressante, enrichissante. J’ai pu retrouver les morceaux de moi, en douceur. Recoller. J’ai mis ma vie (sociale) dans des parenthèses, pour en vivre une autre.
 

Bilan familial.. ou enfantin

Vendredi 2 juin
Ce n’est pas flamboyant.
Je ne vais pas reparler de ce mois passé, je ne suis pas capable.
Ce soir, Prince a fait une très grosse crise. Son bras est lacéré d’angoisse, il saigne, il m’en a voulu pendant quarante-cinq minutes de hurlements et puis doucement je l’ai ramené. Je l’ai serré, je lui ai parlé, j’ai pris soin de l’amour qu’il peut se porter, j’ai pris soin de ne pas souffrir encore, pas comme ça, pas comme pour la fête d’anniversaire. Je l’ai vu impossible, je me suis retrouvée incapable de revivre ça, encore. C’est si proche. Il a été invité ce soir, à se rendre mercredi qui s’en vient chez un ami à lui, et la lente destruction angoissée s’est remise en mouvement. J’avais pensé, naïvement, que chez ce garçon cela irait.. cela ne va pas. Je l’ai vu grincer des dents, stresser, s’angoisser pour tout et rien, pleurer, se mordre le pouce.. j’ai refusé. Tout. En bloc. J’ai annulé l’invitation, et il m’a détestée à en hurler, à s’en faire mal, il a vécu en quarante-cinq minutes ce qu’il aurait géré en cinq jours, un accéléré de panique. Et puis il s’est apaisé, on a pu discuter de nouveau, et jamais je n’avais vu cet enfant aussi serein après une crise. Il a pris son hand-spinner, il l’a regardé tourner et nous avons fait un long câlin. Comme s’il s’était soudainement fondu dans le réel. Celui sans épines.
 

Bilan personnel

Samedi 3 juin
Personnellement, je viens d’apprendre que je devais lui présenter les choses le jour même pour qu’il n’anticipe pas l’angoisse. Ce mois de mai, j’ai surtout pleuré. Ce matin, je me lève pour la première fois sans angoisse. Je crois que j’ai saisi comment le contenir dans une crise, je crois que j’ai saisi comment me contenir lors de ces crises. Je crois. Je ne peux être certaine de rien. Mon fils a fait une crise géante, il s’est lacéré le bras malgré mes mains qui l’en empêchaient, mes doigts se sont tétanisés sur un objet deux heures après parce qu’ils ont souffert de la contention, ce matin j’ai toujours mal… et je suis emplie de gratitude. Ce n’est pas explicable. Je ne veux pas penser à l’avenir, je ne veux penser à rien, je ne veux pas avoir peur de ne plus jamais retrouver cet état-là, je savoure l’instant présent : j’ai enfin su gérer une crise de Prince sans me taper la tête contre un mur ou fuir la maison. J’ai accueilli. Je crois, je me suis mise en méditation.

 

Bilan littéraire


Livres lus ce mois : 17
Le plus aimé (parcours initiatique) : Tant que nous sommes vivants
Le plus étrange (aimé) : L’étrange disparition d’Esme Lennox
Le plus poétique (tant aimé) : Journal d’un vampire en pyjama
Le style le plus léger (aimé) : La vie comme elle vient
Bien-être : Périnée, arrêtons le massacre !
Jeunesse lu avec Prince (il a adoré, je me suis ennuyée) : La Cabane Magique, Tome 25
Indifférence et ennui : D’acier
Détesté : Paris-Brest
Agacement intense (sentiment de rejet) : Miss Peregrine et les enfants particuliers (les trois tomes), le dernier étant épidermique. En fait, je n’ai pas de mots pour décrire cette trilogie qui a rangé au placard la bienveillance, le respect et le bon sens. Le dernier tome rivalise de clichés, jusqu’à l’indigestion. La maison Bayard a-t-elle vraiment relu ses livres, quand dans un même paragraphe l’auteur manie le présent, l’imparfait, le passé composé et le passé simple ? Pendant trois longs livres ? Parfois dans la même phrase ? Ces trois livres m’ont épuisé les yeux.
 
coucher soleil couleurs bilan

 
 

4 commentaires sur “4”

  1. Ramener l’enfant au calme – ton coeur débordant d’amour a réussi cet exploit. Je crois que rien que pour ça ce mois de mai aura valu la peine de tous les moins et les bas qui jalonnent tes jours depuis des mois.
    Tu peux être fière du chemin parcouru. Je suis certaine que pour ton fils, cela change certaines choses aussi.
    S’éloigner des réseaux sociaux permet de se recentrer, de revenir à soi. J’y prends toujours du plaisir.

  2. Tu ne baisses pas les bras, tu ne l’abandonnes pas jamais, et à force de persévérance tu trouves les mots qu’il faut, la patience qu’il faut, l’amour qu’il faut… Waouh. J’espère que tu pourras mettre tout cela en pratique (mais pas trop rapidement quand même).
    Bon moi de juin ~~

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