Aujourd’hui une confidence




C’était la première fois. J’ai envisagé la chose très sereinement, l’idée a fait son chemin depuis le lit d’hier la journée d’hier l’allongée d’hier que j’étais, j’ai songé à tout ce que j’aurais pu offrir pour quelques heures d’air frais, quelques heures de photos, de lieux à voir. C’était beaucoup, ce tout. L’homme que j’aime a transformé ma journée alitée en doux souvenir, pourtant aujourd’hui je souhaitais mettre fin à cette prison, ces quatre murs, ce gris et ce blanc, et c’est un peu miraculeux d’être sortie. Oui, vraiment j’ai enfin envisagé le fauteuil roulant comme la liberté qu’il est.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides – Aujourd’hui une confidence
 
 

Le Bagage ne répondit rien, mais plus fort, cette fois.
Terry Pratchett – La huitième couleur

 


Côte espagnole – mer méditerranée à l’ombre d’une falaise

 
 

3 commentaires sur “3”

  1. Il faut peut-être du temps pour l’accepter. Mais je crois que quand le chemin est fait dans sa tête, dans son corps, il offre une liberté insoupçonnée. Je ne dis pas ça d’expérience mais suite au témoignage d’une personne que j’apprécie énormément – tu l’as peut-être croisée sur le net un jour (http://www.maviemonhandicapmesemmerdes.com/)

    1. Je la lis effectivement 🙂 Comme mon handicap n’est absolument pas visible, et que le fauteuil serait un appoint pour de temps en temps quand je ne peux plus me déplacer, il est plus compliqué de faire comprendre que parfois on peut marcher, parfois pas. Et du coup, les regards plus difficiles aussi à recevoir.

  2. Parfois il y a des compromis à faire, si le fauteuil d’aide à savourer toutes ces choses qui te font envie, ça peut valoir le coup de l’accepter… Profite bien de tes vacances !

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