Aujourd’hui violent


J’ai plongé sans me relever. L’écriture m’a un brin désappointée – j’attendais une certaine beauté poétique qui ne se trouve que dans les premières pages -, mais ce personnage, ah ce personnage.. D’une grande violence envers l’injustice et les règles de la société, ce récit est avant tout une passion pour la liberté, l’amitié, la justice… et les banques. Un truand avec des valeurs solides, un meurtrier qui donnerait sa vie pour ses amis, un voleur qui s’amuse… L’instinct de mort est un livre surprenant, fait d’évasions brutales et d’amour inconditionnel. Sur les conditions carcérales également, fabriques de grands criminels ; ont-elles seulement changées ?


Je voulais vivre sans heure, considérant que la première contrainte de l’homme a vue le jour à l’instant où il s’est mis à calculer le temps.

Jacques Mesrine – L’instinct de mort

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides


Photo du site La pause librairie

 
 

4 commentaires sur “4”

  1. Ton retour sur cette lecture la rend carrément tentante ! D’autant plus que j’avais aimé les films qui avaient été tournés il y a quelques années sur ledit personnage (avec Vincent Cassel dans le rôle principal ; les as-tu vus ?). L’indignation de Jacques vis-à-vis des règles (ce passage me reste particulièrement en mémoire : https://www.youtube.com/watch?v=dtcXXVxsqKo) et de l’injustice m’avait réellement parlé (désolée pour la phrase bancale, j’ai du mal à la redresser :P). Je me sentais complètement en phase avec son besoin de liberté, moins (évidemment) avec cette violence qu’il exerçait sur les femmes qui ont partagé sa vie… La seule réelle différence entre Jacques et un homme lambda, c’est que « la société » (ou seulement ceux qui la dirigent et ont peur de types comme lui ?) a décrété que c’était lui le truand. Il me semble me souvenir que la critique s’était un peu enflammée à l’idée de « faire passer un des plus grands criminels du siècle pour un héros » ; personnellement, je trouve que cet homme est moins criminel que tous ces hommes politiques qui se targuent d’être du côté des gentils ; c’est sûr que salir les mains d’autrui pour s’en mettre plein les poches, ça « fait moins désordre » que de mettre soi-même les mains dans le caca. M’enfin, je diverge !
    Belle journée à toi 🙂

    1. Je viens de regarder la vidéo, dans le livre a aucun moment il n’est question de ce rapport-là avec ses parents. Si au début ils ont eu du mal, ils ont fini par accepter leur fils comme il était, et jamais Mesrine n’écrit un mot de travers sur eux. Au contraire, un amour profond le lie à son père une fois adulte (c’est plus compliqué lorsqu’il est jeune, ils se loupent beaucoup l’un et l’autre)..
      J’ai vu un film il y a très longtemps, j’étais assez jeune.. mais je ne me souviens pas du titre (et ce passage ne me rappelle rien, ça ne doit pas être lui).

      Effectivement difficile de cautionner les meurtres, la violence, les coups.. Reste qu’il est impressionnant d’intelligence et de liberté. Et ma foi, je te suis complètement dans ton raisonnement sur les politiciens ^^

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