Mes pieds sont pauvres. Par un hasard de douleur j’ai deux paires de chaussures, une noire et une autre grise et bleue, ainsi que des sandales qui furent rouge et sont devenus avec le temps, une chose terne et boueuse innettoyable – et comme elles ne lâchent pas, je les garde avec ma honte. Et puis il y a mes chaussons, ils dramatisent. Gris de courants d’air. Les coutures ont cédé et les trous sont un rappel provoquant du rouge boueux, je traine la modestie de mes journées. A mes pieds, Cendrillon.

D’après l’exercice 366 réels à prises rapides – Aujourd’hui chaussures


Les vieilles mamans, dit Adamsberg. Si seulement le monde pouvait ressembler aux rêves des vieilles mamans.

Fred Vargas – Dans les bois éternels

nuage sombre
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6 commentaires

    1. Si je te disais, je n’ai jamais lu cet auteur (hérésie sans doute).

      J’ai changé mes chaussures un nombre de fois incalculable. Je les achète sans coutures, légères, bien à plat, pas de talons. Des chaussures réputées « de bonnes marches » m’ont déformées le pied (l’os à l’arrière est décalé) et les douleurs occasionnées ont été terribles. J’achète ce qui veut bien ne pas me faire mal.

    1. Un succès non renouvelé ^^’
      Quelques semaines avant mon mariage, de terribles douleurs m’empêchaient de marcher ; un podologue m’a fourni des semelles.. et j’ai dansé à mon mariage. Et puis j’ai finalement retiré les semelles qui ont commencé à me créer d’autres douleurs. Les premières ne sont jamais revenues, je n’ai plus eu besoin des semelles, et je ne supporte plus d’en porter. Va comprendre..

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